L’UE accepte d’accélérer l’octroi de permis pour contribuer à la fabrication nationale de technologies « propres »

BRUXELLES, 6 février (EUROPA PRESS) –

Ce mardi, le Conseil et le Parlement européen sont parvenus à un accord sur la loi pour une industrie zéro émission, qui vise à accélérer la délivrance des autorisations en assouplissant les procédures bureaucratiques et en raccourcissant les délais temporaires pour promouvoir la fabrication nationale de nouvelles technologies à faible émission de carbone afin d’atteindre Objectifs de réduction des émissions de l’UE.

L’objectif est que l’UE fabrique au moins 40 % des besoins annuels pour le déploiement de technologies stratégiques, comme les panneaux solaires photovoltaïques, les éoliennes, les batteries ou les pompes à chaleur, en 2030, pour échapper aux dépendances des pays tiers et ne pas perdre la course contre des concurrents comme la Chine ou les États-Unis.

Cet accord politique, qui n’a pas encore été formellement adopté par les deux institutions, raccourcit les délais d’octroi des autorisations pour les projets de fabrication nette zéro en fonction de leur taille.

Le délai de délivrance d’un permis pour construire ou étendre de grands projets de fabrication pour ces technologies – plus de 1 gigawatt (GW) -, ainsi que pour celles non mesurées en gigawatts, sera au maximum de 18 mois, tandis que pour les petits projets – ci-dessous 1 GW – le délai d’octroi du permis sera de 12 mois.

Des délais plus courts seront également fixés pour les projets stratégiques et quels que soient les délais, la procédure garantira que ces projets sont sûrs et écologiquement durables et qu’ils répondent aux exigences environnementales, sociales et de sécurité.

La contribution à la durabilité environnementale constituera une exigence minimale obligatoire, tandis que la contribution à la résilience s’appliquera s’il existe une dépendance à l’égard d’un pays tiers de plus de 50 % pour une technologie zéro stratégique spécifique ou ses composants. Ce critère ne sera pris en compte que si la Commission a préalablement évalué le niveau de dépendance de chaque technologie à l’égard d’un pays tiers particulier.

Les négociations ont été menées sur la proposition que la Commission européenne a présentée en mars 2023 dans le cadre de son plan pour contrecarrer l’impact sur l’économie européenne de l’Inflation Reduction Act (IRA) américain, qui prévoyait 369 milliards de dollars, et sur les investissements annoncés. par la Chine, qui dépassent les 280 milliards de dollars.

Le principal changement introduit par les colégislateurs est une liste unique de technologies « propres » – au lieu de deux listes d’industries stratégiques et non stratégiques -, avec des critères pour sélectionner les projets stratégiques parmi ceux qui contribueront le mieux à la décarbonation.

La proposition fixe également un objectif spécifique en matière de captage et de stockage du CO2, avec une capacité d’injection annuelle d’au moins 50 millions de tonnes à atteindre d’ici 2030, même si, selon l’analyse d’impact présentée par la Commission, ce chiffre devra augmenter jusqu’à environ 280 millions de tonnes en 2040.

DES ENCHÈRES POUR DÉPLOYER LES Énergies RENOUVELABLES

L’accord provisoire établit que lorsqu’un État membre conçoit une vente aux enchères pour le déploiement de technologies d’énergies renouvelables, il peut appliquer à la fois des critères de présélection et d’attribution qui ne sont pas liés au prix, tels que la durabilité environnementale, la contribution à l’innovation ou l’intégration des systèmes énergétiques.

Ces critères doivent s’appliquer à au moins 30 % du volume mis aux enchères chaque année par État membre, tandis que la Commission définira les critères de passation des marchés et d’enchères et réexaminera le volume mis aux enchères à la lumière d’une évaluation du fonctionnement du système.