L'IATA estime que Bruxelles répète « une erreur historique » en élargissant la portée du système d'échange de quotas d'émission


Dossier – Vol d'un avion.

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MADRID, 17 juillet (EUROPA PRESS) –

L'Association du transport aérien international (IATA) s'est dite « profondément frustrée » par la proposition de la Commission européenne d'étendre le système d'échange de quotas d'émission (ETS) de l'UE au-delà des frontières européennes, soulignant que « l'UE répète une erreur historique » avec des conséquences qui ralentiront la décarbonisation mondiale et que ce seront les voyages et les entreprises qui « en paieront le prix ».

C'est ce qu'a exprimé un communiqué après que l'organisme communautaire européen a préconisé d'étendre à partir de 2029 le champ d'application de l'ETS aux vols allant jusqu'à 5 000 kilomètres à destination ou en provenance de l'UE, ainsi qu'à tous les vols en jet privé.

Au lieu d'étendre ce régime, l'IATA estime que l'UE devrait s'efforcer de rendre le système Corsia, promu par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), « encore plus efficace ».

« Augmenter les droits d'émission pour les carburants d'aviation durables (SAF) et permettre un système de « livre et réclamation » pour les SAF pourraient être des mesures prometteuses, mais les détails sont essentiels au succès », a proposé l'entité internationale.

Selon les mots de son PDG, Willie Walsh, ils collaboreront avec les décideurs politiques européens pour parvenir à une approche plus efficace sans extraterritorialité, avec un soutien total à Corsia et des incitations efficaces en faveur des carburants d'aviation durables (SAF).

De son côté, T&E a souligné que le prix du carbone proposé signifie qu'un vol de Paris à Dubaï serait inclus dans le marché du carbone, alors qu'un vol de Paris à New York ne le serait pas, ce qui « continue d'exonérer 47 % de l'aviation européenne de la tarification du carbone et ne peut être considéré que comme une première étape ».

En outre, il a souligné dans un communiqué que, bien que le soutien industriel aux SAF fabriqués en Europe soit « une mesure positive », l'attribution de plus de 100 millions de droits d'émission gratuits pour les SAF affaiblit le signal prix du carbone, en protégeant les compagnies aériennes du véritable impact financier de leurs émissions.

Selon lui, l'UE perdra l'opportunité d'obtenir des recettes supplémentaires de 4,2 milliards d'euros qu'elle aurait perçues si tous les vols aller avaient été inclus dans le champ du marché du carbone.

Enfin, dans le domaine du transport maritime, T&E a salué la proposition de la Commission d'allouer 110 millions de quotas maritimes ETS pour soutenir les carburants propres et les technologies de propulsion.