Les Vingt-Sept espèrent s’entendre sur la réforme des règles budgétaires ce mercredi par visioconférence

Les ministres de l’Économie et des Finances de l’Union européenne se réunissent ce mercredi par vidéoconférence lors d’une réunion appelée à se mettre d’accord sur la réforme des règles budgétaires de l’UE qui, après quatre ans gelés par la pandémie, limiteront à nouveau la dette et le déficit des États membres. États.

La présidence espagnole du Conseil reste optimiste quant à la conclusion du pacte dans un nouveau format télématique qui n’est pas apprécié par tous les pays et qui a été critiqué par la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui considère qu’il est « beaucoup plus utile de négocier en personne ». .

Des sources européennes assurent que deux domaines restent ouverts à la discussion entre ministres, dans un agenda réduit au maximum pour promouvoir les options de réussite. Le débat portera sur la vitesse à laquelle les pays doivent converger vers la sauvegarde du déficit et sur l’écart maximum autorisé par rapport aux objectifs annuels de dépenses nettes. C’est en calibrant ces deux éléments, pour lesquels il n’existe pas encore de chiffres définitifs, que l’UE espère conclure l’accord politique avec les Vingt-Sept.

La réunion est précédée d’un dîner entre le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et son homologue allemand des Finances, Christian Lindner, qui ont avancé leur optimisme quant à l’obtention d’un consensus entre Paris et Berlin sur les nouvelles règles budgétaires qui pourront demain le reste des États membres signeront, insistant sur le fait que le pacte doit mettre l’accent sur la réduction de la dette et du déficit.

Les ministres européens ont déjà assuré après des mois de négociations que l’accord était « proche » après leur réunion du 8 décembre, qui s’est terminée sans consensus malgré le fait que les débats ont duré environ 8 heures, jusqu’à 3 heures du matin.

La proposition sur la table comprend une réduction annuelle de 1% du PIB pour les pays ayant une dette supérieure à 90%, comme c’est le cas de l’Espagne, tandis qu’elle propose un ajustement de 0,5% par an pour les États membres ayant une dette comprise entre 60% et 90 %.

Il introduit également un « coussin fiscal » pour les pays ayant un faible déficit, mais une dette supérieure à 90 %, à qui il sera demandé de réduire le déficit pour disposer d’une marge de 1,5 % en dessous de la limite de 3 % afin d’avoir une marge de réponse. d’éventuels « chocs » économiques et en permettant aux États membres dont la dette est inférieure à 90 % du PIB de réduire leur déficit dans une moindre mesure, jusqu’à un coussin de 2 %.

D’autre part, il sera demandé aux pays de dépasser la valeur de référence de 3% de déficit, pour laquelle une procédure de déficit excessif (PDE) sera ouverte, une trajectoire de dépenses nettes correctives « cohérentes » avec un ajustement structurel minimum d’au moins 0,5% du PIB.