– Ana López García – Europa Press – Archives
BRUXELLES, 22 juillet (EUROPA PRESS) –
Les Vingt-Sept ne parvenant toujours pas à un accord sur le 21e paquet de sanctions contre la Russie, les réserves exprimées par la Grèce sur une partie des nouvelles mesures ayant empêché de parvenir à un consensus, ils tenteront à nouveau de débloquer la négociation ce jeudi.
Les ambassadeurs de l'Union européenne, réunis ce mercredi à Bruxelles, ont maintenu tout au long de la journée « des contacts et des consultations techniques », mais les divergences entre les capitales empêchent pour l'instant de conclure un accord qui nécessite le soutien unanime des pays du bloc, comme le confirment des sources européennes.
L'un des sujets qui ont marqué les discussions ces derniers jours a été la proposition de restreindre le transport du gaz naturel liquéfié (GNL) russe vers des pays tiers, une mesure à laquelle Athènes s'oppose, estimant qu'elle aurait un effet limité sur l'arrêt des exportations de Moscou.
En ce sens, les mêmes sources soulignent que le transport de GNL depuis l'Arctique russe nécessite une flotte hautement spécialisée et des connaissances techniques que très peu d'entreprises dans le monde possèdent, de sorte que les restrictions pourraient finir par favoriser le transfert de ces actifs et capacités technologiques vers des entreprises de pays tiers.
Le nouveau paquet de sanctions vise à renforcer la pression économique sur Moscou avec de nouvelles mesures dirigées contre la soi-disant « flotte fantôme », utilisée pour échapper aux restrictions occidentales sur le commerce du pétrole russe, en plus d'élargir la liste des personnes, entités et entreprises liées au complexe militaro-industriel russe et de renforcer les mécanismes pour empêcher l'évasion des sanctions.