Les États-Unis accusent l'UE de « discriminer » ses entreprises et menacent des entreprises comme l'espagnol Amadeus.


Fichier – Image de fichier d'un drapeau des États-Unis (USA).

– RISQUE GERMAIN / DPPI / AFP7 / Europapress

MADRID, 16 décembre (EUROPA PRESS) –

Le Bureau du représentant commercial des États-Unis a menacé mardi des entreprises de l'Union européenne, comme Accenture, Siemens ou l'espagnol Amadeus, d'utiliser « tous les outils à leur disposition » pour empêcher Bruxelles de « discriminer et harceler » leurs entreprises du secteur des services.

« Si l'UE et les États membres insistent pour continuer à restreindre, limiter et dissuader la compétitivité des entreprises de services américaines par des mesures discriminatoires, les États-Unis n'auront d'autre choix que de commencer à utiliser tous les outils à leur disposition pour contrecarrer ces mesures injustifiées », a-t-il prévenu dans un message publié sur « X », anciennement Twitter.

Selon le département dirigé par Jamieson Greer, des « quotas » ou des « restrictions » pourraient être adoptés sur la fourniture de services par des entreprises étrangères. Concrètement, le « post » a expressément mentionné Accenture, Amadeus, Capgemini, DHL, Mistral, Publicis, SAP, Siemens ou encore Spotity.

Washington a assuré que Bruxelles nuisait à ses entreprises à travers des poursuites, des taxes, des amendes ou des directives contraires à leurs intérêts. Au contraire, elle affirme que ses homologues européens opèrent « librement » aux Etats-Unis.

Le gouvernement de Donald Trump a également indiqué que son pays faisait part depuis des années de ses préoccupations sur cette question à l'UE et aux capitales « sans qu'aucune action significative n'ait eu lieu ni même une reconnaissance minimale de leur légitimité ».