Les entreprises concernées par les tarifs douaniers de l'UE sur les voitures électriques chinoises obtiennent une légère réduction de taux

BRUXELLES, le 26 juin (EUROPA PRESS) –

Les entreprises concernées par les tarifs provisoires que la Commission européenne veut imposer sur les voitures électriques à batterie en provenance de Chine en raison d'une concurrence déloyale ont obtenu une légère réduction des taux que Bruxelles envisage d'appliquer à leurs importations.

« Cette décision est une conséquence de l'analyse des observations faites par les entreprises sur les tarifs provisoires divulgués précédemment, qui ont conduit à de légers réajustements des niveaux de droits recommandés », a expliqué à Europa Press le porte-parole de l'Exécutif communautaire pour le commerce, Olof. .

Concrètement, la Commission prévoyait d'imposer des tarifs de 17,4 % sur BYD, 20 % sur Geely et 38,1 % sur SAIC, chiffres qui ont été légèrement réduits après l'examen des sociétés à 19,9 % dans le cas de Geely et 37,6 %. pour SAIC.

Les tarifs auxquels seront confrontés les fabricants qui ont coopéré avec les services communautaires au cours de l'enquête ont également été réajustés de 21% à 20,8%, tandis que les autres fabricants qui n'ont pas collaboré seront soumis au pourcentage le plus élevé, qui passe de 38,1% à 37,6%. %.

« Ces petits ajustements font référence à des erreurs administratives mineures détectées en consultation avec les entreprises concernées », a ajouté le porte-parole de la Commission à propos de cette mesure prise par Bruxelles après avoir conclu que les fabricants de ce pays bénéficient d'un avantage « injuste » en raison des subventions qu'ils reçoivent de Pékin.

Ces nouveaux taux ne seront toutefois effectifs que le 4 juillet prochain, étant donné que les règles communautaires en matière de subventions étrangères exigent que les parties concernées soient préalablement informées de la portée des mesures que Bruxelles estime nécessaires avant qu'elles ne soient formellement appliquées.

Les services communautaires ont activé la surveillance des importations pour étudier les mesures après avoir observé des entrées « massives » de près de 200 000 véhicules entre octobre 2023 et janvier 2024, ce qui représente une augmentation de 11% par rapport à la même période de l'année précédente, en moyenne mensuelle, et de 14% par rapport à la période équivalente entre octobre 2022 et janvier 2023.

La réponse communautaire suscite des doutes chez certains pays de l'UE, comme l'Allemagne ou la Suède, qui craignent les conséquences d'une guerre commerciale avec le géant asiatique, mais elle est accueillie favorablement par d'autres comme l'Espagne et la France.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a également exprimé ses inquiétudes quant à l'opportunité de cette mesure, qui a mis en garde la Commission contre le danger de faire passer les différends commerciaux avant la transition verte, estimant que les décisions en matière commerciale  » ne peut être dissocié du temps limité disponible pour réduire les émissions.