Les chasseurs demandent à l'Agriculture une transition « équitable » pour les munitions au plomb et des normes « uniques » pour leurs chiens


Dossier – Chasse d'un sanglier pendant l'urgence de chasse, le 29 septembre 2023, dans la Mairie de Portomarin, Lugo, Galice (Espagne).

– Carlos Castro – Europa Press – Archives

MADRID, 22 décembre (EUROPA PRESS) –

Le président de la Fédération royale espagnole de chasse (RFEC), Josep Escandell, a demandé au ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation (MAPA) de défendre ses intérêts auprès de l'Union européenne (UE) contre la proposition de restreindre l'utilisation des munitions au plomb et d'exiger « des alternatives viables et des périodes de transition équitables ». De même, il a exigé un cadre réglementaire pour les chiens de chasse qui « tienne compte de toutes leurs singularités, dans des domaines clés comme la propriété et l'élevage et dans des cas aussi spécifiques que celui des rehalas ».

Selon lui, les chasseurs ont besoin de tous les outils disponibles pour être « efficaces » dans le contrôle des sangliers, dont deux sont, selon lui, compromis par les réglementations nationales et européennes : les chiens de laisse et les chiens de chasse. C'est ce qui a été exprimé lors d'une réunion de travail technique tenue en collaboration avec des représentants du ministère et de l'Association interprofessionnelle de la viande de chasse, ASICCAZA, pour analyser la situation actuelle de la peste porcine africaine (PPA) et coordonner des actions conjointes.

Dans ce document, les deux organisations se sont engagées à lever une batterie de mesures concrètes permettant de définir une stratégie claire pour faire face aux différents scénarios d'évolution de la PPA. En outre, ils ont souligné la nécessité de faciliter une gestion adéquate du surplus de sangliers abattus pour éviter que des carcasses ou des sous-produits ne restent sur le terrain, ainsi que d'articuler des mesures de soutien au secteur de la viande de gibier, « affecté par la baisse des prix et les restrictions dérivées du contexte sanitaire ».

De son côté, Escandell a souligné l'utilité de définir des densités « acceptables » des espèces qui permettent de gérer les populations « dans le respect de critères environnementaux, cynégétiques et sanitaires ». Par ailleurs, il a souligné le rôle que jouent déjà les chasseurs dans le suivi des populations de sangliers puisqu'ils fournissent des informations démographiques à travers des sacs de chasse et divers projets de recherche.

En ce sens, il a souligné la nécessité pour les administrations de reconnaître et de transmettre à la société le rôle fondamental que jouent les chasseurs en tant qu'outil de surveillance, de contrôle des populations et de prévention sanitaire en milieu naturel. Au nom de l'interprofessionnelle, la réunion s'est déroulée en présence de son directeur, Jaime Hurtado ; son conseiller vétérinaire, Nicolás Urbani, et Cecilio Folgado, représentant de l'industrie de la viande.

En outre, la secrétaire générale des ressources agraires et de la sécurité alimentaire, Ana Rodríguez, était présente au nom du MAPA ; la directrice générale des productions et marchés agricoles, Elena Busutil ; et le directeur général de la Santé de la production agroalimentaire et du bien-être animal, Emilio García Muro.