Le Sénat approuve une initiative du PP pour exiger du gouvernement une stratégie de diplomatie océanique


Balseiro lors de son discours au Sénat.

-PPDG

SANTIAGO DE COMPOSTELA 23 juin. (EUROPA PRESS) –

Le Sénat a approuvé ce mardi, avec des votes contre le PSOE, une initiative du Groupe populaire pour que le gouvernement défende et développe une stratégie espagnole de diplomatie océanique « en surmontant l'absence actuelle de direction politique et en plaçant l'Espagne dans une position de leader dans la définition de la politique de pêche et maritime de l'Union européenne ».

Le sénateur de Lugo, José Manuel Balseiro, s'est chargé de défendre cette mesure, exigeant de l'Exécutif « un leadership politique, la capacité de conditionner les décisions et de protéger l'un des secteurs stratégiques du pays ».

« C'est une chose d'aller à Bruxelles et une autre d'influencer Bruxelles. L'Espagne ne mène pas, le gouvernement suit les autres, tandis que les pêcheurs doivent supporter plus de restrictions, plus de bureaucratie et plus de coûts », a critiqué Balseiro.

Pour lui, le gouvernement de Pedro Sánchez « n'est pas à la hauteur » de l'importance du secteur de la pêche espagnol. « L'Espagne est la première puissance de pêche de l'Union européenne, nous sommes une référence mondiale dans la capture, la transformation et la commercialisation des fruits de mer et des milliers de familles dépendent de ce secteur, en particulier dans des communautés comme la Galice, où la pêche fait partie de notre économie, de notre identité et de notre mode de vie », a-t-il affirmé.

Selon le sénateur, la Xunta « a mené en permanence la bataille » pour la défense de la mer et de ses professionnels « en luttant contre les décisions promues par un « écologiste radical incompris ».

Balseiro a préconisé d'exiger les mêmes conditions pour les produits d'autres pays qui ne répondent pas aux mêmes normes qu'en Europe, en raison de la « détérioration progressive » de la compétitivité du secteur de la pêche due à l'augmentation des coûts d'exploitation, au fardeau réglementaire, à la réduction des possibilités de pêche et à la concurrence croissante de pays tiers qui opèrent selon des normes moins exigeantes.