Le Parlement européen demande à l'UE de prendre des mesures urgentes contre l'écart entre les sexes en matière de santé et d'investir davantage dans la recherche médicale


Archive – Session plénière du Parlement européen à Strasbourg (France)

– LAURIE DIEFFEMBACQ – Archives

BRUXELLES, le 23 juin (EUROPA PRESS) –

Le Parlement européen a demandé à la Commission européenne et aux États membres de prendre des mesures « urgentes » pour lutter contre les préjugés sexistes en médecine, en exigeant une augmentation des investissements budgétaires, une stimulation de la recherche médicale qui ne soit pas basée uniquement sur l'anatomie masculine et que des objectifs contraignants soient inclus dans la stratégie européenne d'égalité 2026-2030.

Cela se reflète dans un rapport approuvé ce mardi par la Commission des droits des femmes de la Chambre européenne, qui sera voté lors de la prochaine séance plénière, dans lequel les députés ont dénoncé le fait que le manque de données médicales tenant compte du genre nuit aux diagnostics et aux traitements des femmes, c'est pourquoi ils demandent instamment d'investir en priorité dans des maladies sous-étudiées comme l'endométriose ou les maladies cardiovasculaires.

Après le vote, le rapporteur du rapport, l'eurodéputé libéral irlandais Billy Kelleher (Renew), a averti que la santé des femmes reste « l'un des plus grands angles morts de la médecine », ce qui se traduit par de moins bons diagnostics et traitements. En ce sens, il a insisté pour que les pratiques néfastes telles que les violences obstétricales, les mutilations génitales ou les obstacles à l'accès à l'avortement soient abordées, avant leur renvoi définitif en session plénière la deuxième semaine de juillet.

Cependant, le document souligne la nécessité de concevoir des projets de recherche « qui prennent en compte le sexe et le genre » dans toutes leurs phases, y compris une plus grande présence de femmes enceintes et allaitantes dans les essais cliniques. Dans ce sens, les députés avertissent que les nouvelles technologies et l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les soins de santé risquent de « renforcer les préjugés sexistes et raciaux déjà existants » si elles ne sont pas réglementées dans une perspective inclusive.

Enfin, le Parlement européen s'est également concentré sur une série de pathologies traditionnellement sous-diagnostiquées qui nécessitent une attention prioritaire, notamment l'endométriose, les troubles de santé mentale, les migraines et les maladies cardiovasculaires.