– Fred Marvaux/Parlement européen/DPA
BRUXELLES, 7 juillet (EUROPA PRESS) –
Le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, a regretté mardi que l'Union européenne n'ait pas répondu avec plus de force à l'offensive israélienne dans les territoires palestiniens et a appelé les Vingt-Sept à franchir une nouvelle étape pour accroître la pression sur le gouvernement de Benjamin Netanyahu, considérant l'ampleur des morts, des destructions et des déplacements injustifiables.
« Cela provoque chez beaucoup d'entre nous en Europe une tristesse et une colère profondes et justifiées, car l'Europe n'a pas fait assez pour faire pression sur Israël à la lumière de ses actions scandaleuses. Je comprends et respecte que pour de nombreux pays, la question est très complexe, que de nombreux liens et politiques de longue date sont en jeu, mais il est clair que nous devons faire plus », a-t-il souligné.
Dans son discours devant la session plénière du Parlement européen à Strasbourg (France), où il a présenté les priorités de la récente présidence du Conseil de l'UE, le dirigeant irlandais a averti que la situation humanitaire à Gaza continue d'être « très grave » et que le gouvernement israélien maintient des positions « de plus en plus extrêmes » alors que la situation en Cisjordanie continue de se détériorer.
« Il n'existe pas de valeurs démocratiques ou humanitaires suffisamment flexibles pour justifier ces morts, ces destructions et ces déplacements à une telle échelle que celle que nous constatons », a déclaré Martin, qui a défendu l'action de l'UE conformément aux principes qu'elle prétend défendre.
Les déclarations du Premier ministre interviennent au moment où plusieurs États membres appellent à un durcissement de la position de l'UE à l'égard d'Israël, même si les Vingt-Sept entretiennent de profondes divergences sur la portée des mesures et ne parviennent toujours pas à rassembler le soutien nécessaire pour mener à bien certaines des initiatives proposées par Bruxelles.
Parmi les options discutées figure la suspension de certains avantages commerciaux accordés à Israël dans le cadre de l'accord d'association entre les deux parties, une mesure pour laquelle une majorité qualifiée des États membres est suffisante, par rapport à la suspension totale de l'accord, qui nécessiterait l'unanimité.
Au cours de son discours, le Premier ministre irlandais a également réitéré l'engagement de son pays en faveur de la solution à deux États et a avancé que la présidence irlandaise promouvrait un « engagement diplomatique actif » pour promouvoir une paix et une sécurité « durables » au Moyen-Orient.