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MADRID, le 15 mai. (EUROPA PRESS) –
Le PP a déposé une proposition non légale au Congrès pour exhorter le gouvernement à exiger la libération « immédiate et inconditionnelle » du prix Nobel de la paix 2023 Narges Mohammadi, à condamner « fermement, clairement et publiquement » la répression systématique exercée par la République islamique d'Iran contre sa propre population et à promouvoir des sanctions européennes contre les responsables du régime des ayatollahs.
Le texte appelle également à garantir l'intégrité physique de Mohammadi, son accès à des soins médicaux adéquats et le respect effectif de tous ses droits fondamentaux, en plus d'exiger la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et prisonniers d'opinion emprisonnés pour des raisons idéologiques ou religieuses ou pour avoir participé pacifiquement à des manifestations et à des activités civiques.
INITIATIVE DANS L'UNION EUROPÉENNE ET LES NATIONS UNIES
De même, le PP propose que l'Espagne promeuve, au sein de l'Union européenne, des Nations Unies et d'autres organisations internationales, des initiatives visant à enquêter sur les exécutions, les disparitions forcées, la torture et les violations systématiques des droits de l'homme commises par le régime iranien, en promouvant des mécanismes efficaces de responsabilisation.
La proposition non juridique exhorte également le gouvernement à promouvoir, en coordination avec l'Union européenne et les partenaires démocratiques internationaux, des sanctions individuelles contre les responsables politiques, judiciaires, policiers et pénitentiaires impliqués dans de graves violations des droits humains en Iran.
LE CONFLIT AU MOYEN-ORIENT NE PEUT PAS ÊTRE UN « ÉCRAN DE FUMÉE »
Dans l'exposé des motifs, le Groupe populaire affirme que le conflit militaire actuel au Moyen-Orient « ne peut servir d'alibi ou d'écran de fumée » contre la « violation systématique et massive des droits de l'homme » par l'Iran.
Il dénonce en effet que le régime iranien a intensifié la répression interne, multiplié les exécutions et persécuté « avec une brutalité croissante » les opposants, les femmes, les journalistes, les militants et les citoyens qui réclament la liberté.
L'initiative rappelle l'arrestation pour port inapproprié du voile islamique et la mort ultérieure de Mahsa Amini en septembre 2022 alors qu'elle était détenue par la soi-disant police morale, et souligne que le mouvement « Femmes, Vie, Liberté » est devenu un symbole universel de résistance contre un régime qui « craint la liberté des femmes ».
PRÈS D’UN MILLE EXÉCUTÉ EN 2024
La proposition non légale indique également que l'Iran a exécuté au moins 972 personnes en 2024, selon le rapport mondial d'Amnesty International « Peines de mort et exécutions 2024 », et qualifie de « particulièrement choquant » le recours à la peine de mort contre de jeunes manifestants, des opposants politiques et des membres de minorités ethniques et religieuses.
Concernant la lauréate du prix Nobel Narges Mohammadi, le PP affirme que sa situation constitue une « honte morale pour la communauté internationale » et prévient que si quelque chose lui arrivait, la responsabilité en incomberait directement à la République islamique d'Iran.
Enfin, le « populaire » soutient que l'Espagne, en tant que démocratie attachée à la liberté, à l'État de droit et à la défense universelle des droits de l'homme, « ne peut pas rester indifférente » à cette dérive répressive et doit soutenir la société civile iranienne et exiger des comptes du régime.