– LAURIE DIEFFEMBACQ
BRUXELLES, 19 mai. (EUROPA PRESS) –
Ce mardi, le Parlement européen a donné son feu vert au nouveau cadre visant à protéger l'industrie sidérurgique européenne contre l'impact de la surproduction mondiale, qui réduira de 47 % le volume d'acier pouvant entrer dans l'Union européenne sans droits de douane et augmentera les taxes sur les importations dépassant cette limite à 50 %.
Avec 606 voix pour, 16 contre et 39 abstentions, la session plénière du Parlement européen a soutenu l'accord précédemment trouvé entre les négociateurs du Parlement et du Conseil pour remplacer les sauvegardes commerciales actuelles, en vigueur depuis 2018 et qui expireront le 30 juin 2026.
Le nouveau règlement fixe ainsi le volume des importations d'acier pouvant entrer sur le marché communautaire en franchise de droits à 18,3 millions de tonnes par an, tandis que les quantités dépassant ce quota seront soumises à une taxe de 50 %, contre 25 % actuellement.
Une mesure qui, selon les députés, permettra de faire face aux effets de la production mondiale excédentaire qui – préviennent-ils – a déjà provoqué la perte d'environ 100 000 emplois dans le secteur depuis 2008.
Le texte, qui doit encore recevoir l'approbation formelle du Conseil avant son entrée en vigueur, introduit également de nouvelles exigences pour renforcer la traçabilité des importations, de sorte que l'origine du produit soit déterminée par le pays où il a été coulé et moulé pour la première fois, dans le but d'empêcher les pays tiers d'échapper aux restrictions par des transformations minimes.
De même, la Commission européenne doit tenir compte de cette origine lors de la répartition des quotas nationaux et revoir au préalable le champ d'application du règlement pour étudier s'il est opportun d'élargir le nombre de produits couverts.
L'accord envisage également un traitement spécifique pour l'Ukraine dans la répartition de ces quotas, l'UE considérant que son industrie sidérurgique a été particulièrement touchée par la guerre avec la Russie.