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BRUXELLES, le 20 mai. (EUROPA PRESS) –
Ce mercredi, le Parlement européen a soutenu le renouvellement des accords de pêche entre l'Union européenne et les Îles Cook et Sao Tomé et Principe, protocoles qui permettront aux navires européens de maintenir l'activité dans les eaux du Pacifique et du golfe de Guinée en échange de contributions économiques destinées également à soutenir la gestion durable des ressources marines locales.
Dans le cas de l'accord avec les Îles Cook, le Parlement européen a donné son approbation par 476 voix pour, 101 contre et 74 abstentions à un protocole qui permettra l'activité de quatre thoniers senneurs européens – trois espagnols et un français – dans les eaux de l'archipel du Pacifique jusqu'en décembre 2032.
En échange de l'accès à ces eaux, l'UE fournira une contribution annuelle de 460 000 euros, dont 165 000 euros seront alloués aux droits d'accès et 295 000 euros supplémentaires serviront à soutenir la politique de pêche locale, tandis que les armateurs devront également assumer le paiement des droits correspondants pour les licences et les captures.
« Cet accord est important à la fois pour les navires de pêche européens qui opèrent dans la zone et pour le renforcement des liens avec les Îles Cook. La situation géopolitique dans la région est une raison importante pour l'Union européenne de maintenir des associations solides avec les pays partenaires du Pacifique », a déclaré l'eurodéputée du PNV et rapporteur du rapport, Oihane Agirregoitia.
Par ailleurs, l'eurodéputée basque a mis en garde contre « l'influence croissante de la Chine » dans la région, c'est pourquoi elle a préconisé que l'UE renforce ses alliances dans la zone pour maintenir sa présence stratégique et renforcer un modèle de gouvernance maritime « basé sur des règles ».
Au cours de la même séance plénière, le Parlement a également approuvé par 545 voix pour, 89 contre et 15 abstentions le renouvellement du protocole de pêche avec Sao Tomé et Principe, qui sera en vigueur jusqu'en 2029 et permettra à 26 thoniers senneurs – 15 espagnols et 11 français – et neuf palangriers de surface – sept espagnols et deux portugais – d'opérer.
L'accord fixe un quota annuel de capture de 6.500 tonnes de thon et autres espèces migratrices en échange d'une contribution européenne annuelle de 825.000 euros, répartie entre 325.000 euros pour les droits d'accès et 500.000 euros destinés à soutenir le secteur de la pêche locale.
De même, les armateurs doivent payer une redevance de 85 euros par tonne de poisson capturé, dans le cadre de protocoles appliqués provisoirement à partir de fin 2025 après l'expiration des accords précédents et qui font partie des accords de partenariat de pêche durable promus par Bruxelles avec des pays tiers.