MADRID, 16 (EUROPA PRESSE)
Le groupe Renault a célébré ce mardi l'adoption par la Commission européenne d'une série de paquets automobiles qui répondent à certains des principaux défis auxquels est confrontée l'industrie européenne.
Du groupe Renault, ils soulignent « la nécessité d'accélérer l'adoption des véhicules électriques, à la fois par l'introduction d'une catégorie de petits véhicules électriques de moins de 4,2 m (qui bénéficieront d'un gel réglementaire de dix ans et de supercrédits dans le calcul du CO2) et par une initiative européenne pour la décarbonation des flottes », ont indiqué des sources du groupe Renault à Europa Press.
Le groupe Renault admet également « le besoin de flexibilité pour les voitures particulières et les véhicules utilitaires légers vers 2030 », après que la Commission européenne a rendu plus flexible la production de véhicules thermiques au-delà de 2035, réduisant jusqu'à 90 % les émissions de C02 de ce type de véhicules.
De même, le groupe s'engage à suivre les objectifs de décarbonation fixés par l'Union européenne afin d'accélérer une réalité actuelle dans laquelle l'électrification n'est pas totalement implantée en Europe (les véhicules électrifiés représentent à peine 25% des immatriculations en Europe jusqu'en octobre).
« Nous sommes prêts à continuer de travailler de manière constructive avec les colégislateurs pour calibrer les mesures proposées (notamment concernant les véhicules utilitaires légers) de manière à permettre le développement durable de l'industrie automobile européenne, tout en maintenant les objectifs de décarbonation. »
LA PROPOSITION RÉPOND AUX EXIGENCES ALLEMANDES
La proposition de la Commission européenne aborde l'assouplissement des réglementations demandé par l'industrie et l'Allemagne, mais ignore l'appel de l'Espagne et de la France à maintenir les objectifs convenus.
L'offre de Bruxelles est une première étape qui doit encore être négociée entre le Conseil et le Parlement européen pour être adoptée dans sa forme définitive et, comme le soulignent des sources communautaires, cette marge doit en tout cas être « entièrement compensée » par les fabricants eux-mêmes avec des « crédits » obtenus grâce à l'utilisation de ce qu'on appelle « l'acier vert » produit dans l'UE ou des biocarburants.
L'Exécutif communautaire insiste sur le fait qu'il s'agit d'une flexibilité qui ne remet pas en cause l'objectif ultime d'atteindre la neutralité climatique au plus tard en 2050, c'est pourquoi les constructeurs doivent encore respecter un objectif de réduction de 90 % des émissions liées aux véhicules thermiques en 2035.