– A. Pérez Meca – Europa Press
MADRID, 17 juillet (EUROPA PRESS) –
La porte-parole du gouvernement, Elma Saiz, a demandé l'application « pleine » de la loi d'amnistie, après l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) qui maintient que la norme respecte le droit communautaire et exige que le PP « s'excuse » pour avoir critiqué cette mesure.
Ainsi, lorsqu'on lui demande si l'ancien président catalan, Carles Puigdemont, devrait retourner en Espagne maintenant, Saiz répond que si la loi est appliquée pleinement et diligemment, cette question ne devrait pas être posée. Il considère par ailleurs l'arrêt de la Cour européenne comme un « soutien » dans cette direction.
En tout cas, il s'est dit « tout à fait d'accord » avec le ministre des Transports, Óscar Puente, qui a exhorté vendredi Puigdemont à rentrer immédiatement en Espagne depuis Waterloo (Belgique) où il est en fuite depuis 2017, car ce serait « un geste de leadership politique ». « Et qu'ils m'arrêtent et m'emmènent en prison », a-t-il déclaré dans une interview sur RNE.
Concernant le PP, le ministre de la Migration, de l'Inclusion et de la Sécurité sociale dit que le président national Alberto Núñez Feijóo devrait se rendre en Catalogne et « s'excuser » d'avoir dit que c'était une règle « désastreuse » qui allait conduire à un « déclin économique » et qui constituait « une impasse ».
Il a également imputé à l'opposition les « manifestations, insultes et humiliations » au siège du PSOE, rue Ferraz, ainsi qu'aux « dirigeants » socialistes et estime qu'après l'arrêt de la CJUE, il devrait y avoir des « conséquences » pour le PP pour ses déclarations « irresponsables ».
Selon lui, les habitants de Feijóo ont opté pour « la fracture, la peur et le mensonge » contre l'amnistie et considèrent donc qu'il est désormais « obligé de demander pardon ».