Le gouvernement espagnol attend la procédure judiciaire avant la déclaration commune de l’UE contre la Super League

MADRID, 7 février (EUROPA PRESS) –

Le gouvernement espagnol a expliqué sa décision de ne pas signer la déclaration commune proposée par la France parmi les membres de l’Union européenne contre la Super League, car il avait une procédure judiciaire ouverte en Espagne et ne voulait pas interférer dans la décision.

Selon des sources du CSD déclarées à Europa Press ce mercredi, l’Espagne a expliqué aux autres pays membres les raisons pour lesquelles elle n’a pas signé cette « déclaration informelle » proposée par la France sur le modèle sportif européen, avec la Super League en vedette.

La France a pris la mesure auprès du Conseil de l’Union européenne pour réglementer et éliminer cette nouvelle compétition promue par le Real Madrid et le FC Barcelone, mais l’Exécutif espagnol a décidé de ne pas signer la déclaration « parce que le ‘Cas de la Super League’ est en instance ». , avec la proposition de tenir une « réunion formelle pour débattre de la position commune sur le modèle sportif européen, une fois que l’arrêt sur le ‘Cas de la Super League’ sera rendu ».

Et, comme l’explique le CSD, l’audience aura lieu le 14 mars prochain devant le Tribunal de Commerce numéro 17 de Madrid et « le gouvernement espagnol veut éviter toute interprétation qui pourrait interférer dans la procédure judiciaire en cours. développement ». « L’Espagne est le seul pays de l’Union européenne dans lequel il existe une procédure judiciaire ouverte », rappelle-t-il.

Selon le média Politico Europe, la France a obtenu ce mercredi le soutien de l’UE pour que la Commission européenne élabore une législation mettant fin au projet de Super Ligue et renforçant celui existant des compétitions nationales et de l’UEFA. Parmi les signatures sur le projet, l’absence de l’Espagne était surprenante.

Le président de la Liga, Javier Tebas, s’est demandé sur son compte du réseau social « X » pourquoi le gouvernement espagnol avait refusé. De la part du CSD, on souligne que la raison est le respect d’un processus judiciaire ouvert, alors que « il a été proposé aux pays membres de l’Union européenne l’opportunité de reporter toute nouvelle déclaration concernant le modèle sportif européen jusqu’à ce qu’il y ait un jugement ». .

D’autre part, dans les conversations tenues ces derniers jours, l’Espagne a fait savoir aux pays membres que « le modèle sportif européen doit toujours répondre à la législation du Parlement européen et des parlements nationaux, aux décisions des ministres des Sports de l’Union européenne et les résolutions de la Cour de justice de l’Union européenne et des autres instances judiciaires compétentes ».