Le gouvernement assure qu'il fait les préparatifs nécessaires pour l'entrée en vigueur de l'accord sur Gibraltar


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– Francisco J. Olmo – Europa Press – Archives

MADRID, 12 février. (EUROPA PRESS) –

Le gouvernement réalise « tous les préparatifs nécessaires » en vue de l'entrée en vigueur de l'accord sur Gibraltar conclu entre l'UE et le Royaume-Uni et qui aura comme point le plus notable la suppression de la clôture, en attendant que le document finalisé en décembre dernier soit ratifié par les deux parties.

« Tous les préparatifs nécessaires sont en cours pour l'entrée en vigueur de l'accord, qui poursuit son processus au Conseil et au Parlement européen », ont déclaré à Europa Press des sources du ministère des Affaires étrangères, sans donner plus de détails sur elles ni sur les délais.

Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a indiqué il y a quelques jours que l'accord « est déjà parvenu au Conseil et qu'il est imminent qu'il parvienne au Parlement européen pour ratification, sans aucune indication pour le moment que l'approbation dans les deux institutions, nécessaire à l'approbation européenne, sera imminente ».

Bruxelles et Londres ont annoncé le 17 décembre avoir réussi à clôturer le texte juridique de l'accord politique scellé le 11 juin, en l'absence d'un examen juridique de celui-ci en vue de sa ratification par les deux parties.

Le 19 janvier, le gouvernement de Gibraltar a procédé à l'approbation de l'accord qui régira les relations du Rocher avec les Vingt-Sept après le Brexit, faisant ainsi le premier pas vers sa ratification par la partie britannique. L'accord doit être validé d'abord par le Parlement de Gibraltar puis par le Parlement britannique.

En outre, le gouvernement dirigé par Fabián Picardo a mené au cours des deux dernières semaines une intense campagne d'information sur l'accord, informant de son contenu outre les institutions qui seront touchées – y compris les forces de sécurité -, les hommes d'affaires ainsi que le leader de l'opposition, Keith Azopardi, à qui il a remis mardi une copie du texte, selon le journal 'Gibraltar Chronicle'.

L'exécutif de Gibraltar a justifié cette campagne d'information en affirmant que même si le texte « n'a pas encore été formellement approuvé avant sa publication », « il existe un risque très réel qu'il soit divulgué à tout moment ».

En ce qui concerne la facilitation de l'opposition, il a soutenu que c'est ainsi qu'elle peut « examiner et considérer » en vue de sa ratification et sans avoir à « le faire sur la base de présentations antérieures de principes ou d'évaluations externes ».

VISITES DES DÉLÉGATIONS ESPAGNOLES AU PEÑÓN

De même, le 30 janvier, le Gouvernement du Rocher a révélé qu'il y avait eu « des visites de délégations d'autorités espagnoles, parmi lesquelles des représentants de la Police Nationale et des Ministères de l'Intérieur et des Affaires Étrangères » en vue d'analyser « les aspects pratiques du développement des infrastructures et des technologies nécessaires, en particulier la création du futur espace Schengen commun à l'aéroport ».

L'accord conclu entre Londres et Bruxelles prévoit la suppression de la barrière et le transfert des contrôles Schengen au port et à l'aéroport d'El Peñón, où la police espagnole sera chargée de contrôler les passeports.

Interrogées sur ces visites et les contacts entretenus avec les autorités de Gibraltar, les sources des Affaires étrangères se sont limitées à indiquer que « les détails des dispositions de l'accord sur Gibraltar sont abordés tant du point de vue technique que politique ».

Quant à savoir si le Gouvernement dispose de groupes de travail spécifiques pour traiter les différents aspects de la mise en œuvre de l'accord, les sources ont indiqué que « les Affaires étrangères travaillent en étroite coordination avec tous les ministères concernés – Trésor, Intérieur, Défense, Transports, entre autres – depuis le début des négociations », sans entrer davantage dans les détails des préparatifs.