– Eduardo Parra – Europa Press
MADRID, 25 novembre (EUROPA PRESS) –
Ce mardi, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi sur l'échange d'informations entre les services de sécurité et les services douaniers des États membres de l'Union européenne (UE) et l'a transmis aux Cortes pour traitement parlementaire.
Selon le texte approuvé, le ministère de l'Intérieur est établi, par l'intermédiaire du secrétaire d'État à la Sécurité, comme « point de contact unique » en Espagne, en application de la directive européenne 2023/977.
Le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a annoncé le 22 octobre que ce département ministériel continuerait d'héberger le « point de contact unique », après que le PNV ait exprimé ses réticences au Congrès des députés, car les polices régionales comme l'Ertzaintza ne pouvaient pas avoir « un accès direct aux autres organismes européens sans le filtre de la Police nationale ».
La proposition soumise aux Cortes intègre les observations envoyées par le Conseil d'État, l'Agence espagnole de protection des données, le ministère de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique et le Bureau de coordination et de qualité réglementaire, comme indiqué dans les références du Conseil des ministres.
AUTORITÉS COMPÉTENTES
En application de la directive européenne, le projet de loi crée les « autorités compétentes » pour faciliter et coordonner les échanges d'informations, qui seront les forces et organismes de sécurité de l'État, les forces de police régionales chargées d'enquêter sur les délits et la direction adjointe des douanes de l'administration fiscale de l'État.
« Le ministère de l'Intérieur, par l'intermédiaire du secrétaire d'État à la Sécurité, est institué comme 'guichet unique' en Espagne », précise le texte.
La norme établit les mesures nécessaires pour que des « échanges rapides d'informations » puissent avoir lieu entre les différents services de sécurité et douaniers des États membres compétents en matière de prévention, de détection et d'investigation des infractions pénales et établit les principes qui doivent être appliqués dans les échanges, parmi lesquels se distinguent la disponibilité de l'information, la confidentialité des données et leur fiabilité.
En outre, il établit un cadre juridique complet pour l'accès des autorités compétentes à l'information, par l'intermédiaire de points de contact uniques, déterminant la nature de la demande, les délais de réponse et les cas de refus, et précise la manière de procéder lorsqu'une autorisation judiciaire est nécessaire pour fournir les informations demandées.