Le G7 et l'UE appellent RSF à cesser toute action susceptible de provoquer de « nouvelles atrocités » à El Obeid (Soudan)


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– HÔPITAL INTERNATIONAL EL OBEID (SOUDAN)

MADRID, 17 juillet (EUROPA PRESS) –

Les gouvernements des pays qui composent le G7 – les États-Unis, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni – et l'Union européenne ont appelé les Forces de soutien rapide (RSF) paramilitaires soudanaises dans une déclaration commune à « cesser immédiatement toutes les actions qui pourraient conduire à de nouvelles atrocités » dans la ville d'El Obeid, dans la région du Kordofan, au centre du Soudan.

« Nous exhortons les Forces de soutien rapide et les groupes armés alliés à cesser immédiatement toutes les actions susceptibles de provoquer de nouvelles atrocités ou de mettre en danger la population civile d'El-Obeid, y compris les attaques de drones et les obstacles à l'accès humanitaire », peut-on lire dans la note conjointe signée par les ministres des Affaires étrangères du G7 et la haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas.

Rappelant les exactions commises lors du siège d'El Fasher par RSF, l'UE et le G7 ont manifesté leur inquiétude face à cette situation et ont appelé les paramilitaires eux-mêmes, « ainsi que les forces armées soudanaises et les groupes armés alliés, à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme ».

« Nous appelons les parties au conflit à assurer un passage volontaire sûr et à faciliter un accès humanitaire rapide et sans entrave à El Obeid et ses environs, ainsi qu'à l'ensemble du pays », ont-ils ajouté.

Dans le même temps, les diplomates susmentionnés ont exhorté tous les groupes « à cesser immédiatement les hostilités et à engager des négociations directes de bonne foi ». « Nous exigeons que les forces armées soudanaises cessent de rejeter à plusieurs reprises les mesures de désescalade proposées et que les forces de soutien rapide respectent leurs engagements au titre de la Déclaration de Djeddah, un engagement qu'elles n'ont systématiquement pas respecté jusqu'à présent », ont-ils ajouté à propos de l'engagement pris en mai 2023.

En ce sens, ils ont montré leur soutien aux efforts de désescalade des Nations Unies et ont exprimé leur « détermination à promouvoir la responsabilité pour toutes les violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme commises par toutes les parties au conflit ».

En revanche, Bruxelles et le G7 ont exhorté « tous les acteurs extérieurs (…) à cesser d'apporter, directement ou indirectement, un soutien armé, logistique ou financier aux parties au conflit », une situation dans laquelle se démarque le soutien critiqué des Émirats arabes unis à RSF.

Enfin, les huit représentants ont voulu réaffirmer leur « attachement indéfectible à la souveraineté, à l'unité et à l'intégrité territoriale du Soudan », rejetant « toutes les initiatives unilatérales pouvant comporter un risque de partition du pays » et affichant leur soutien aux « aspirations démocratiques du peuple soudanais ».