Le Conseil exige des clauses de sauvegarde qui protègent les agriculteurs et les éleveurs face à l'accord UE-Mercosur

ALMERÍA, 10 janvier (EUROPA PRESS) –

Le ministre de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Eau et du Développement rural du Gouvernement d'Andalousie, Ramón Fernández Pacheco, a voulu transmettre ce samedi un message de tranquillité à Almería par rapport à l'accord approuvé vendredi dernier entre le Mercosur et l'Union européenne, et a ratifié le « soutien le plus fort » de l'Administration autonome à la campagne andalouse, exigeant que le Gouvernement espagnol établisse « des clauses de sauvegarde qui protègent les agriculteurs et les éleveurs d'Andalousie ».

À cet égard, l'Andalousie va exiger ces clauses d'un secteur agroalimentaire qui pourrait être menacé par un accord qui doit maintenant être ratifié par le Parlement européen, après avoir obtenu la majorité au Conseil, et qui aura un « effet inégal selon les différents secteurs agricoles et d'élevage », avec lequel le Conseil « agira de concert et pour lequel il demandera des mesures compensatoires au cas où celles-ci seraient nécessaires ».

Dans le même sens, le conseiller a souligné que la Commission comprend « l'inquiétude » qui existe parmi les agriculteurs et les éleveurs et a assuré que le Gouvernement andalou exigera « une réponse ferme » de la part de l'Exécutif central.

En ce sens, il a déclaré que l'Office comprend « la peur des agriculteurs et des éleveurs et nous allons exiger que le gouvernement espagnol, face à cette nouvelle situation, fasse tout ce qui est possible et impossible pour faire respecter les clauses de sauvegarde qui évitent la perturbation des marchés ».

Concrètement, Fernández-Pacheco a exigé « que les importations ou les aides aux secteurs concernés soient interdites, qu'il y ait une réciprocité dans les exigences réglementaires – en matière de santé, d'environnement et de travail – et que les contrôles aux frontières soient renforcés pour garantir le respect de ces accords ».

De même, il a précisé que le secteur agroalimentaire andalou soutient les accords commerciaux « à condition qu'ils soient justes et équilibrés ».

Dans le même sens, il a indiqué que le Gouvernement andalou va « être très vigilant, nous allons écouter tous les secteurs pour, avec leur aide, élaborer des mesures compensatoires, dans la mesure de nos possibilités ».

Par ailleurs, la première de ces réunions se tiendra mercredi 14 prochain dans le cadre d'une table de dialogue agraire tenue au Ministère de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Eau et du Développement Rural.