Le CNE prévient que l'UE ne peut « même pas penser » à envoyer des observateurs au Venezuela si elle maintient les sanctions

MADRID, le 21 juin. (EUROPA PRESS) –

Le président du Conseil national électoral (CNE) du Venezuela, Elvis Amoroso, a exclu tout changement possible dans la position de Caracas concernant la présence d'observateurs de l'Union européenne aux élections du 28 juillet et a déclaré que le bloc ne pouvait « même pas réfléchir » à cette possibilité s'il ne lève pas au préalable les sanctions.

« Si cela s'arrête, nous pouvons parler », mais sinon, « il n'y a absolument rien à dire ou à penser », a déclaré Amoroso dans des déclarations aux médias. Pour le chef du CNE, « les sanctions et le blocus » représentent un « mépris » pour « tous les Vénézuéliens ».

Il a cependant assuré qu'ils n'avaient reçu aucune demande formelle d'envoi de mission, « absolument rien ». « Nous aspirons à recevoir une communication de leur part levant les sanctions, c'est ce à quoi nous aspirons », a ajouté Amoroso.

Le CNE a annoncé le retrait de l'invitation faite à l'UE d'observer les élections présidentielles, alléguant l'imposition de sanctions « unilatérales » contre le peuple vénézuélien, une accusation à laquelle le bloc a répondu en soulignant que les mesures restrictives n'affectent ni les citoyens ni le l’économie dans son ensemble.

L'UE a en effet temporairement levé une série de sanctions contre les dirigeants du Venezuela dans le cadre des efforts visant à organiser des élections présidentielles « inclusives et compétitives ». Plus précisément, il a retiré Amoroso et trois autres membres de l'organisation de sa « liste noire ».

A ce stade, des sources communautaires consultées par Europa Press considèrent la possibilité de déployer une mission perdue, en attendant de toute façon une décision finale qui est entre les mains du haut représentant pour la politique étrangère, Josep Borrell.