MADRID, 22 janvier (EUROPA PRESS) –
La session plénière du Comité économique et social européen (CESE) a donné ce mercredi son « feu vert » à un avis afin que les règles de pêche de l'Union européenne (UE) soient appliquées dans toutes les eaux.
Concrètement, cet avis, présenté par le secrétaire général de Cepesca et son rapporteur, Javier Garat, avec Daniel Voces, directeur général d'Europêche, comme conseiller, a été rendu sur la proposition qui modifie le règlement (UE) n° 1026/2012 afin renforcer les mesures contre les pratiques de pêche non durables menées par des pays n'appartenant pas à l'Union européenne.
Cet avis soutient ainsi cette modification dont l'objectif est de garantir la durabilité des stocks halieutiques partagés, de protéger les écosystèmes marins et de sauvegarder les intérêts des communautés de pêcheurs européennes.
L'avis appelle à l'expansion géographique des mesures, demandant que les règles révisées ne se limitent pas à l'Atlantique Nord-Est, mais incluent également les eaux de la Méditerranée et des zones internationales et qu'elles garantissent que toutes les pratiques non durables soient efficacement combattues.
De même, il propose des outils plus stricts pour sanctionner les pratiques déloyales au moyen d'interdictions d'importation et d'autres mesures restrictives, toujours dans les limites des lignes directrices de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et pour promouvoir une pêche responsable dans les eaux européennes et internationales.
Il souligne également la nécessité de renforcer la cohérence entre les politiques de la pêche, notamment le règlement (CE) n° 1005/2008, qui lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). En outre, il est recommandé que les conseils consultatifs concernés soient immédiatement informés de l'identification des pays autorisant une pêche non durable, ce qui garantira une plus grande participation des parties prenantes.
L'avis souligne que cette proposition arrive à un « moment crucial », alors que les intérêts de la pêche européenne sont menacés par les actions de certains pays tiers. On cite notamment la Norvège, dont la gestion unilatérale de ressources comme le cabillaud et le maquereau a généré d'importantes tensions.
Le Comité demande instamment à l'UE d'explorer des alliances stratégiques avec des pays tels que l'Islande et de lier la gestion de la pêche à l'accès au marché communautaire comme outil de pression pour garantir le respect des normes internationales.
Parmi les mesures concrètes proposées figurent des modifications législatives clés, telles que la nécessité d'exiger des États tiers qu'ils adoptent des mesures de contrôle et d'application efficaces pour garantir la conservation des stocks de poissons partagés.
En outre, il est demandé d'incorporer des exemples clairs d'actions discriminatoires, telles que les restrictions imposées par la Norvège aux flottes de l'UE, tout en accordant des avantages à ses propres navires.
Ainsi, 70 % des produits de la pêche consommés en Europe proviennent de pays tiers. Ces mesures visent donc à protéger le marché communautaire des produits de la pêche obtenus grâce à des pratiques non durables.