L'Andalousie dispose de 73 permis de recherche minière actifs pour localiser 27 matières premières stratégiques


Dossier – Une zone de la mine Atalaya Mining à Minas de Riotinto (Huelva).

– ATALAYA MINING – Archives

SÉVILLE, 21 août (EUROPA PRESS) –

L'Andalousie dispose de 73 permis de recherche minière actifs visant à localiser puis à exploiter une cinquantaine de substances, dont 27 considérées comme stratégiques pour l'industrie et la transition énergétique par l'Union européenne. La promotion de la connaissance des ressources minérales naturelles est l'une des lignes d'action envisagées dans la Stratégie minière durable en Andalousie 2030, dans le but de faire du secteur un levier de développement d'emplois industriels, technologiques et qualifiés, selon des critères de durabilité environnementale, de sécurité juridique et d'impact positif sur les zones où il est développé.

Les 73 permis actifs couvrent 80 communes et sont répartis entre les huit provinces, Huelva en tête avec 38 permis, suivie par Séville (douze), Cordoue (huit), Almería (six) et Jaén (six), et Cadix, Grenade et Malaga (un chacune). Cette répartition confirme l'importance de la ceinture pyritique ibérique, l'une des plus grandes zones de sulfures polymétalliques massifs au monde, comme l'a souligné l'Office dans une note.

Les permis de recherche dans le secteur minier couvrent un large éventail d'actions, depuis l'analyse en bureau de l'information géologique disponible, en passant par l'utilisation de techniques géophysiques (gravimétriques, magnétiques, etc.) pour la modélisation du terrain jusqu'à la réalisation de levés pour la caractérisation précise de la masse minérale potentielle à l'étude. Les conclusions de ces travaux permettront, si des résultats positifs sont obtenus, de transformer ces traces de minéraux dans le sous-sol en réelles opportunités de nouveaux développements miniers.

« L'Andalousie s'est imposée comme une puissance minière clé pour l'avenir de l'Europe. Notre objectif n'est pas seulement d'extraire des minéraux, mais de garantir une sécurité juridique et une rigueur technique maximales pour que chaque projet agisse comme un véritable moteur de développement industriel, générant des emplois qualifiés, renforçant la chaîne de valeur locale et contribuant à l'autonomie stratégique de l'Union européenne », a déclaré le ministre de l'Université, de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Innovation, Jorge Paradela.

Le conseiller a souligné que la réactivation de l'activité prospective « démontre l'engagement du Gouvernement andalou dans la valorisation ordonnée et planifiée de notre patrimoine géologique », et a insisté sur le fait que l'Andalousie « part d'une position de leader indiscutable dans ce secteur ». Parmi les substances dont la présence et la viabilité d'exploitation sont étudiées figurent des matières premières critiques pour l'Union européenne avec des applications très spécifiques dans l'industrie comme le cuivre, le magnésium, le bismuth ou l'arsenic.

Ces éléments sont essentiels au développement des industries électrique, électronique, automobile et des transports, sidérurgique et pharmaceutique, entre autres. Apparaissent également le lithium, le cobalt et le nickel, composants essentiels des batteries des véhicules électriques et des systèmes de stockage d'énergie, ou encore les Terres Rares, indispensables, entre autres, aux éoliennes et aux appareils électroniques de haute précision. Outre les permis déjà actifs, le Département de l'Université, de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Innovation promeut la recherche minière dans 457 zones correspondant à des droits miniers expirés après près d'une décennie sans appel d'offres publics dans aucune des huit provinces.

Avec cette impulsion, l'Andalousie s'aligne sur les politiques européennes en matière de matières premières critiques (Loi sur les matières premières critiques), qui cherchent à réduire la dépendance externe de l'Union européenne vis-à-vis de tiers, à renforcer la chaîne de valeur de ses matières premières, depuis l'extraction jusqu'au raffinage, en passant par la transformation et le recyclage. Au niveau national, l'Andalousie concentre environ 90 % de la valeur de l'exploitation minière espagnole des métaux, avec une production annuelle qui dépasse 1 200 millions d'euros et emploie 8 000 personnes dans 479 exploitations actives.

Ces chiffres placent l’Andalousie comme la principale région extractive du pays et un acteur déterminant pour que l’Espagne contribue aux objectifs européens d’approvisionnement en matières premières. Au cours de la législature précédente, l'Andalousie a augmenté sa capacité de production autorisée de près d'un tiers (+31,5%) avec de nouveaux projets d'une grande importance dans la province de Huelva comme Masa Valverde, déjà en construction, et l'expansion du projet Río Tinto (y compris, entre autres, son extension au gisement de San Dionisio) ou la mine Los Frailes, dans la province de Séville.

La région compte également deux projets classés stratégiques pour l'UE et encouragés par le Département de l'Université, de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Innovation. Le premier d'entre eux, CirCular-Atlantic Copper, place Huelva à l'avant-garde de la récupération des métaux et a reçu 7,6 millions d'euros d'incitations andalouses. En deuxième position se trouve l'usine hydrométallurgique polymétallique Cobre Las Cruces, avec une aide de 3,44 millions d'euros. Avec cette série d'initiatives, le Gouvernement andalou cherche à faire en sorte que la mise en œuvre de projets miniers se traduise par un levier pour diversifier l'économie locale et renforcer le tissu industriel des municipalités où ils sont implantés.