Le CpM exige une présence permanente de Frontex à Ceuta et Melilla et un traité de bon voisinage avec le Maroc


Formation de Coalition pour Melilla (CpM).

– COALITION POUR MELILLA (CPM)

MELILLA, 20 août (EUROPA PRESS) –

La Coalition pour Melilla (CpM) a présenté une proposition de débat en plénière dans laquelle elle exige une présence permanente de Frontex à Ceuta et Melilla et un traité de bon voisinage avec le Maroc. Le principal parti d'opposition à l'Assemblée de la Ville Autonome présidée par Mustafa Aberchan propose une motion pour renforcer les ressources de l'État et de l'Union européenne (UE) aux frontières et demande de résoudre la crise de Ceuta à travers « le dialogue, la compréhension et les voies diplomatiques ».

Le CpM considère que « Ceuta et Melilla, en tant que frontières extérieures de l'UE, ne peuvent pas faire face seules aux conséquences liées à leur situation géographique et appelle à une réponse stable qui combine sécurité, immigration, protection des mineurs et ressources sociales ».

La formation localiste souligne que « la défense de la sécurité et de l'ordre public doit être compatible avec la protection des droits de l'homme et exige que toute action soit menée conformément à la législation espagnole, européenne et internationale, avec une attention particulière aux mineurs et aux personnes en situation de vulnérabilité ».

En ce sens, le CpM propose que la réponse à la situation de Ceuta soit abordée « avec sérénité, responsabilité et sens de l'État » et rejette que ces circonstances soient utilisées pour une confrontation politique.

PRÉSENCE PERMANENTE DE FRONTEX

L'une des principales propositions de la motion est d'exiger que le gouvernement espagnol « promeuve auprès des institutions européennes la mise en place d'une présence permanente de Frontex à Ceuta et Melilla, avec un approvisionnement stable en personnel spécialisé, des moyens techniques et des ressources opérationnelles adaptées aux caractéristiques des deux frontières ».

Le CpM considère que l'aide européenne « ne doit pas se limiter à des déploiements extraordinaires lorsqu'une crise survient, mais que les deux villes doivent disposer en permanence de ressources de l'agence européenne des frontières ». La formation soutient que la protection des frontières de Ceuta et Melilla est également une responsabilité de l'UE puisqu'il s'agit de frontières communautaires extérieures.

La motion du CpM appelle également le gouvernement espagnol à « promouvoir des mécanismes stables de coopération et de dialogue avec les pays voisins et à progresser vers un traité de bon voisinage permettant de renforcer la sécurité, la stabilité des frontières et les relations économiques et sociales ».

Selon le CpM, l'expérience montre que les réponses temporaires ne suffisent pas et que Melilla a besoin, comme Ceuta, d'une politique de coopération stable basée sur « le respect mutuel, la sécurité partagée et la défense des intérêts des deux parties ».

La formation défend également que toute controverse liée à Ceuta et Melilla soit résolue par « le dialogue, la compréhension et les voies diplomatiques et institutionnelles, en coordination avec l'Espagne et l'UE, et jamais par le recours à la force ».

Parmi les accords que le CpM propose à l'Assemblée figure également l'exigence du gouvernement central d'une augmentation permanente des ressources humaines, matérielles et économiques allouées à Ceuta et Melilla pour garantir la protection des frontières et une attention adéquate aux situations sociales dérivées de leur statut frontalier.

La formation exige également que les institutions favorisent le maximum de consensus politique dans les situations qui affectent la sécurité et la coexistence, en évitant, comme il le soutient, « l'utilisation partisane de circonstances particulièrement sensibles ». Le CpM revendique dans sa proposition le modèle de coexistence « pluriel, pacifique et multiculturel » de Melilla et rejette tout discours ou action qui pourrait confronter les différentes communautés de la ville.

Enfin, la motion propose de transférer les accords au gouvernement espagnol, à l'exécutif de Ceuta et aux institutions de l'Union européenne compétentes en matière de frontières, d'immigration, de sécurité et de protection des mineurs.

Parmi ses onze propositions, le CpM inclut expressément la réaffirmation du caractère espagnol de Ceuta et Melilla et leur appartenance à l'Espagne et à l'Union européenne, ainsi que l'engagement dans la défense de leur intégrité territoriale, de leur sécurité et de leurs droits en tant que villes espagnoles autonomes.