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SANTIAGO DE COMPOSTELA, 7 juillet (EUROPA PRESS) –
Le Département de l'Environnement Rural a demandé au Ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation des informations sur l'avancement des négociations avec l'Union européenne pour pouvoir appliquer des traitements phytosanitaires spécifiques avec des drones.
C'est ce qu'a transmis la ministre María José Gómez au ministre Luis Planas lors de la réunion de la Conférence sectorielle sur l'agriculture et le développement rural, tenue en ligne ce mardi.
Ainsi, comme l'a signalé le gouvernement galicien dans un communiqué, la Galice continue d'exiger que la réglementation relative aux traitements aériens avec des produits phytosanitaires, « actuellement très restrictives », soit assouplie. Aussi, pour pouvoir incorporer de nouveaux produits pouvant être utilisés spécifiquement à cet effet.
En ce sens, il a rappelé la situation du ver défoliateur du maïs, un ravageur pour lequel des exceptions ont été demandées pour appliquer des traitements spécifiques par drone.
Cette demande a déjà été transmise à plusieurs reprises au Ministère, étant donné que l'application aérienne des traitements, a-t-il souligné, « réduit considérablement les coûts de production, augmente l'efficacité et, contrairement aux moyens mécaniques, n'endommage pas la culture lorsque le maïs atteint un niveau de croissance élevé ».
D'autre part, il a également insisté sur la nécessité de permettre une utilisation générique des drones dans l'application de traitements aériens, en particulier dans les zones difficiles d'accès ou conditionnées par l'orographie elle-même, comme la Ribeira Sacra.
Actuellement, l'utilisation de drones pour l'application de traitements phytosanitaires n'est pas autorisée, sauf dans des cas particuliers, qui nécessitent une autorisation expresse de l'organisme compétent, ou lorsqu'ils sont promus par l'administration elle-même soit pour lutter contre des ravageurs très graves, soit qu'ils impliquent une propagation rapide sur certaines cultures ou zones spécifiques.
EXPORTATION AU MAROC
Par ailleurs, lors de cette même réunion, le ministre de l'Environnement rural a une nouvelle fois demandé au ministère de préciser ce qu'il a fait pour négocier avec le Maroc afin de permettre à nouveau la vente de bétail d'Espagne vers ce pays, qui est l'un des principaux marchés d'exportation.
Il a déclaré que le pays africain maintient fermée la frontière avec l'Espagne en raison de la dermatose nodulaire (MNT), même si aucun nouveau cas n'a été détecté depuis mars, ni en Catalogne ni en Aragon.
En ce sens, il a demandé que cette situation commence à s'assouplir, afin de permettre à nouveau la vente de viande bovine, car il s'agit d'un « marché fondamental pour les producteurs galiciens pour maintenir des prix stables et garantir la rentabilité de leurs exploitations ».
En outre, dans le cadre de cette réunion, le ministre a une fois de plus exhorté le gouvernement central à prendre des mesures pour protéger les producteurs contre la baisse des prix du lait dans les contrats, tant dans le cadre du Paquet Laitier qu'avec des modifications à la Loi sur la Chaîne Alimentaire.
Il a également demandé que le MAPA gère avec le ministère de la Transition écologique et du Défi démographique un plan de contrôle de la faune sauvage auquel participent les communautés autonomes, dans le but d'atténuer les risques que ces types d'animaux peuvent causer, avec des maladies comme la peste porcine africaine.