– Carlos Castro – Europa Press – Archives
SANTIAGO DE COMPOSTELA, le 2 mai. (EUROPA PRESS) –
Le Département de la Mer a présenté ses observations devant la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) avec lesquelles il épuise le recours judiciaire pour tenter d'annuler le veto sur la pêche de fond dans 87 zones de l'Atlantique du Nord-Est (Espagne, France, Irlande et Portugal) émis en 2022, qu'il juge « injuste »
Selon un communiqué, l'Irlande s'est jointe aux arguments du gouvernement galicien, qui « convient que la décision de la Commission européenne contient des erreurs de droit », c'est pourquoi elle demande l'annulation de la résolution. Par ailleurs, elle demande à titre subsidiaire, dans le cas où l'état du litige ne permettrait pas de statuer définitivement, que l'affaire soit renvoyée devant le Tribunal pour qu'un nouvel arrêt soit rendu.
La Communauté fonde sa position sur quatre raisons principales. Premièrement, elle considère qu'il y a eu une évaluation « incorrecte » de l'impact de la pêche de fond. « La Commission a basé son analyse sur les données relatives aux engins mobiles, sans prendre en compte les caractéristiques des engins fixes comme la palangre de fond, dont l'impact sur les fonds marins est nettement moindre, voire inexistant », argumente-t-il.
Elle remet également en question, deuxièmement, la méthode utilisée pour délimiter les zones de fermeture, car elle estime que l'inclusion de zones dans lesquelles – selon la Xunta – il n'y a aucune preuve de la présence ou de la probabilité d'existence d'écosystèmes marins vulnérables « manque de base juridique suffisante et ne satisfait pas au test de proportionnalité ». Il critique en outre l'utilisation de risques « simplement hypothétiques » pour justifier de larges restrictions.
Troisièmement, la Xunta soutient que le Tribunal a fait une « application erronée » des règles de la politique commune de la pêche et de la jurisprudence pertinente. De même, il assure qu'une « pesée adéquate » des intérêts socio-économiques concernés n'a pas été effectuée et que « la marge d'appréciation du législateur s'est transformée en une présomption automatique de proportionnalité ».
Enfin, il dénonce que les effets négatifs des mesures sur la flotte palangrière galicienne et sur les communautés côtières qui dépendent de cette activité n'ont pas été suffisamment pris en compte, « ce qui témoigne d'une prise en compte insuffisante des intérêts socio-économiques en jeu ».