La Pologne critique le mécanisme de quotas pour la relocalisation obligatoire des migrants après l'approbation du pacte sur l'asile

MADRID, le 10 avril (EUROPA PRESSE) –

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a critiqué mercredi le mécanisme des quotas obligatoires de relocalisation des migrants après que la session plénière du Parlement européen a donné le « feu vert » au Pacte sur la migration et l'asile qui réformera la politique commune avec un plus grand contrôle des les frontières extérieures de l’Union européenne.

« Nous trouverons un moyen, même si le pacte migratoire entre en vigueur plus ou moins sous la forme votée aujourd'hui, de protéger la Pologne contre le mécanisme de relocalisation », a-t-il souligné, comme l'a rapporté l'agence de presse PAP.

L'Union européenne est parvenue en décembre dernier à un accord politique sur tous les règlements qui composent le Pacte sur la migration et l'asile, qui a reçu ce mercredi l'approbation du Parlement européen et qui ne reste plus qu'à être formellement adopté par les Vingt-Sept – prévu pour la fin de ce mois– pour élaborer la nouvelle loi-cadre.

Tusk s'est ainsi attaqué à l'un des dossiers faisant partie de la réforme de l'immigration qui prévoit un système obligatoire de relocalisation des demandeurs d'asile si un pays est débordé, mais qui en pratique dilue les quotas obligatoires car il assure aux gouvernements une « solidarité à la carte» pour éviter l'accueil par des migrants relocalisés s'ils paient une indemnisation pour chaque transfert refusé.