La justice de l'UE annule la désignation de Meta Marketplace comme contrôleur d'accès mais confirme celle de Messenger


Fichier – Diverses « applications » Meta sur un appareil mobile.

– Christoph Dernbach/dpa – Archives

BRUXELLES, 3 juin (EUROPA PRESS) –

Le Tribunal général de l'Union européenne (TGUE) a annulé mercredi la désignation de Meta Marketplace comme « gardien » des marchés numériques, mais a confirmé celle de son service de messagerie instantanée, Messenger, qui restera donc soumis aux obligations au titre de la loi européenne sur les marchés numériques (DMA), destinée à prévenir les abus des grandes entreprises.

En 2023, la Commission européenne a inclus Meta parmi les grandes entreprises considérées comme des « gardiens » du marché numérique et a considéré que Messenger et Marketplace – comme Facebook – étaient des services de base de différentes plateformes qui fonctionnaient comme des passerelles importantes permettant aux utilisateurs professionnels d'atteindre les utilisateurs finaux.

Meta a fait appel devant la justice européenne dans les affaires Messenger et Marketplace, sur lesquelles la Haute Cour se prononce désormais en première instance avec un jugement qui donne partiellement raison à l'entreprise et contre lequel un appel est possible.

Concrètement, la Cour basée à Luxembourg estime que Bruxelles a commis une erreur de droit en évaluant la situation de Marketplace et en estimant qu'elle pouvait se baser uniquement sur les données relatives aux trois dernières années précédant la désignation, sans tenir compte des modifications apportées fin juillet 2023.

En outre, l'arrêt souligne que la décision des services communautaires concernant Marketplace n'est pas suffisamment motivée, car elle ne comprend aucune analyse spécifique des modifications et n'explique pas non plus leur impact lors de l'évaluation si la plateforme permet aux utilisateurs professionnels d'offrir des biens ou des services aux consommateurs, condition nécessaire pour qualifier un service de service en ligne.

Elle valide cependant la désignation de Messenger car elle conclut que Bruxelles n'a commis aucune erreur en concluant que la plateforme remplissait individuellement les critères pour être considérée comme une passerelle importante entre les utilisateurs professionnels et les clients finaux.