La Hongrie rejette le pacte européen sur la migration et prévient qu’elle n’acceptera pas de contraintes

Le gouvernement hongrois a déjà exprimé son rejet du pacte sur la migration et l’asile convenu ce mardi par les négociateurs du Parlement européen et du Conseil et a averti qu’il n’accepterait pas les impositions de Bruxelles pour permettre l’entrée de migrants sur le territoire hongrois ou établir des mesures alternatives. .

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a réitéré dans des déclarations aux médias l’opposition de Budapest, qui implique également de n’accepter aucune forme de « punition » en échange du refus d’entrée des migrants – 20 000 euros par personne rejetée, selon la nouvelle solidarité mécanisme–.

En ce sens, il a affirmé que la « pression migratoire » reste élevée, anticipant une nouvelle lutte avec Bruxelles qui contraste avec le soulagement général dû au consensus autour d’une question qui a été une cause récurrente de division au sein des Vingt-Sept.

L’accord, en tout état de cause, sera contraignant pour tous les États membres, y compris la Pologne et la Hongrie, qui, lors de la préparation des négociations, ont voté contre la position convenue par le Conseil, mais n’ont pas empêché l’établissement du mandat, car l’unanimité des les Vingt-Sept n’étaient pas nécessaires.

Le chancelier allemand Olaf Scholz a souligné que l’accord « limitera l’immigration irrégulière et allégera le fardeau des pays particulièrement touchés, dont l’Allemagne », dans une première réaction sur les réseaux sociaux à un pacte qu’il a qualifié de « très important ». .

Pour le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, il s’agit aussi d’un pacte « historique », d’une « percée » qui permettra, par exemple, des procédures d’asile « meilleures et plus rapides » aux frontières extérieures. Rutte a remercié le travail des négociateurs et la présidence actuelle du Conseil, aux mains de l’Espagne.