La FAC-USO exige une réponse immédiate du gouvernement après l'arrêt de la CJUE sur l'abus de temporalité


Archive – La FAC-USO exige une réponse après l'arrêt de la CJUE concernant l'abus du travail temporaire dans l'emploi public.

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MADRID, 14 avril (EUROPA PRESS) –

Le syndicat FAC-USO a exigé une « réponse immédiate » du gouvernement suite au nouvel arrêt rendu par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) sur l'abus du travail temporaire dans l'emploi public en Espagne, comme l'a rapporté le syndicat ce mardi dans un communiqué.

La CJUE a conclu que les mesures prévues en Espagne pour sanctionner le « recours abusif aux contrats à durée déterminée » dans le secteur public « ne sont pas conformes » au droit de l'Union européenne.

La Cour européenne a répondu à une question préjudicielle posée par la Cour suprême espagnole dans un litige relatif au personnel temporaire dans la Communauté de Madrid et a examiné si les réponses proposées par le système juridique espagnol contre les abus sont des « mesures réellement efficaces ».

De son côté, la FAC-USO a souligné que cette nouvelle décision « va un peu plus loin » et offre une « clarification beaucoup plus énergique des insuffisances » du système espagnol.

NI FIXE À INDÉTERMINATION NI RÉMUNÉRATION

Selon la FAC-USO, la CJUE a déclaré qu'« aucune des trois réponses spécifiques » utilisées en Espagne « n'est suffisante à elle seule si elle n'élimine pas véritablement » les conséquences des « abus ».

Pour cette raison, premièrement, la CJUE a rejeté que la conversion en contrat à durée indéterminée à durée indéterminée puisse être considérée comme « une sanction appropriée » lorsqu'une relation à caractère temporaire continue d'être entretenue, selon l'analyse du syndicat.

Deuxièmement, elle s'est demandée, selon la FAC-USO, qu'une indemnisation prédéterminée et limitée puisse être suffisante si elle ne répare pas complètement le dommage ou ne dissuade pas l'Administration.

Enfin, la Cour a également nié que les processus de stabilisation soient, en eux-mêmes, une « réponse valable » lorsqu'ils ne garantissent pas une « solution individuelle efficace » à ceux qui ont subi des « abus ».

Face au nouveau jugement, le secrétaire général de la FAC-USO, Javier Toro, a souligné que la nouveauté « la plus importante » est que « le Luxembourg ne se limite plus à émettre des avertissements généraux, mais démantèle une à une les solutions avec lesquelles, en Espagne, on a tenté de dissimuler les abus ».

Dans ce contexte, la FAC-USO a estimé que la Cour suprême « ne peut plus se réfugier dans des solutions automatiques insuffisantes ». « L'Espagne doit mettre fin une fois pour toutes à l'abus du travail temporaire dans l'emploi public et donner une réponse équitable à ceux qui soutiennent les services publics depuis des années dans la précarité », a conclu Javier Toro.