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BRUXELLES, 26 mars (EUROPA PRESS) –
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a confirmé le gel des fonds de cinq des principaux oligarques russes en raison de leurs liens avec le Kremlin et l'invasion russe de l'Ukraine, rejetant ainsi le recours présenté par eux après l'arrêt défavorable en 2023 du Tribunal, l'instance auprès de laquelle ils ont demandé l'invalidité des sanctions imposées par les Vingt-sept en 2022.
Ainsi sont ratifiées les mesures restrictives de l'Union européenne contre les oligarques Dimitri Pumpanski et Viktor Rashnikov (industrie sidérurgique) ; Tigran Khudaverdian (ancien cadre du moteur de recherche Yandex) ; Dimitri Mazepin (industrie chimique) et German Jan (dirigeant d'entreprise).
La CJUE a rejeté leurs recours et a validé les sanctions approuvées par les Vingt-Sept États membres de l'UE, alléguant que ces cinq oligarques représentent une part substantielle des revenus du gouvernement russe et qu'ils exercent une « influence » sur le Kremlin « au vu du contexte économique dans lequel ces personnes opèrent ».
« C'est précisément en raison de leur importance significative pour l'économie russe que ces personnes sont en mesure de favoriser indirectement le financement des actions de déstabilisation menées contre l'Ukraine, en contribuant au maintien de la rentabilité, sinon de la prospérité, des secteurs économiques dans lesquels ils sont impliqués », peut-on lire dans un communiqué de la Haute Cour européenne.
Il conclut également qu' »il existe un lien objectif » entre, d'une part, des hommes d'affaires importants impliqués dans des secteurs économiques lucratifs pour la Russie et, d'autre part, « l'objectif d'accroître la pression exercée sur ledit pays et le coût de ses actions visant à déstabiliser l'Ukraine ».
De même, la CJUE a rejeté que les mesures de l'UE soient disproportionnées, car dans son appréciation il suffit de vérifier qu'elles ne vont pas « manifestement au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre ledit objectif », qui, dans ce cas, applique des sanctions en réponse à l'invasion russe de l'Ukraine.