La Chine met en garde l'UE après la décision européenne d'exclure les entreprises chinoises de la loi sur la cybersécurité


Dossier – Le Premier ministre chinois Li Qiang copréside le 25e sommet Chine-UE avec le président du Conseil européen Antonio Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen au Grand Palais du Peuple à Pékin

– Europa Press/Contact/Rao Aimin – Archives

MADRID, 9 mai. (EUROPA PRESS) –

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a exprimé son inquiétude à l'égard de l'Union européenne et a menacé de « prendre des mesures » suite à la décision européenne d'exclure les entreprises chinoises des projets d'infrastructures critiques dans le cadre de sa loi sur la cybersécurité.

« Nous observons de près le déroulement de la révision et recherchons le dialogue avec l'UE. Si la loi révisée est discriminatoire à l'égard des entreprises chinoises, la Chine prendra des mesures résolues pour protéger leurs droits et intérêts légitimes », a déclaré le président chinois lors d'une conférence de presse.

Ces derniers mois, l'Union européenne a renforcé son cadre de cybersécurité en 2026, en se concentrant sur la réduction de la dépendance à l'égard des fournisseurs de technologies chinois « à haut risque » dans les infrastructures critiques, sur la base du règlement sur la cybersécurité 2019/881 et de ses révisions ultérieures. Pendant ce temps, la Chine a suivi de près les directives communautaires et a mis en garde contre d’éventuelles contre-mesures.

L'exécutif bruxellois a poussé les 27 États membres à exclure les fournisseurs chinois des réseaux 5G en raison de « risques de sécurité », même si, après la présence impopulaire de Donald Trump dans la société européenne, certains pays commencent à changer d'avis sur leurs relations avec les grands concurrents commerciaux.

Dans l'un des États membres, l'Espagne, 54,5% des citoyens sont favorables à ce que l'Union européenne renforce ses liens avec la Chine et d'autres puissances émergentes, contre 31,5% qui préféreraient parier sur une position fondamentalement alignée sur les États-Unis et l'OTAN.

C'est ce qui ressort clairement de l'étude sur la situation politique internationale rendue publique ce vendredi par le Centre de recherches sociologiques (CIS), qui s'appuie sur un total de 6.001 entretiens réalisés entre le 22 et le 30 avril et comporte une marge d'erreur de plus/moins 1,3%.