– CEOE
MADRID, 2 juin (EUROPA PRESS) –
La CEOE a réuni ce lundi des représentants d'entreprises et d'institutionnels pour ratifier son engagement à promouvoir le marché unique européen et à faire avancer la feuille de route « Une Europe, un marché », dans un contexte marqué par l'incertitude économique et les tensions géopolitiques.
Lors de la conférence « 40 ans d'Espagne dans l'UE : du marché unique au marché unique », tenue à Madrid, les participants ont convenu de souligner le marché unique comme un outil clé pour renforcer la compétitivité européenne et faire face à la crise du multilatéralisme.
Le président du CEOE, Antonio Garamendi, a défendu que l'Europe est un « moteur de paix et de prospérité » et a choisi de continuer à construire une Union européenne « plus forte, plus intégrée et plus compétitive ».
De même, Garamendi a souligné que l'adhésion de l'Espagne à l'UE était une décision « historique » qui a permis de moderniser l'économie espagnole et de permettre aux entreprises nationales de s'ouvrir à un marché intérieur « de plus en plus vaste ». Comme il l'a rappelé, l'économie espagnole a connu une croissance de 123% au cours des 40 dernières années et représente aujourd'hui 9% du PIB de l'Union européenne.
Pour sa part, le secrétaire d'État chargé de l'UE, Fernando Sampedro, a assuré que les quatre décennies de l'Espagne dans l'Union européenne constituent une « histoire de réussite collective » et a revendiqué le rôle de leader du pays dans le projet communautaire.
Sampedro a souligné que l'Espagne a connu au cours des huit dernières années une croissance « presque deux fois supérieure à celle de la France et de l'Italie et dix fois supérieure à celle de l'Allemagne », en plus d'avoir créé 3,5 millions d'emplois et atteint un record de 22,3 millions d'affiliés à la Sécurité sociale.
La directrice du bureau du Parlement européen en Espagne, María Andrés, a déclaré que la prochaine grande tâche de l'Europe sera « d'achever le marché unique », tandis que le directeur adjoint de la représentation de la Commission européenne en Espagne, Nikolaos Isaris, a mis en garde contre la nécessité d'adapter le marché unique « à une nouvelle ère ».
Le président de l'Institut Jacques Delors, Enrico Letta, a participé au deuxième bloc de la journée, qui a défendu la nécessité d'évoluer vers un « marché unique » plus intégré, simple et efficace pour éliminer les barrières, mobiliser les investissements et améliorer la capacité compétitive des entreprises européennes.
De même, les représentants des entreprises et des communautés ont souligné l'importance de relever des défis tels que la réglementation excessive, la complexité réglementaire ou la numérisation pour renforcer l'autonomie stratégique et la compétitivité de l'Europe.