BRUXELLES, 4 (EUROPA PRESS)
La haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas, et le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, ont discuté lors d'un entretien téléphonique de la détention par Israël du militant hispano-palestinien Saif Abukeshek jeudi dernier dans les eaux internationales à bord de la flottille Sumud Global en direction de la bande de Gaza.
C'est ce qu'a détaillé le porte-parole des Affaires étrangères de la Commission européenne, Anouar el Anouni, qui a réitéré l'appel du bloc communautaire à Israël de « respecter le droit international, y compris le droit international humanitaire et le droit maritime international », après avoir arrêté les membres de la flottille dans les eaux internationales, en dehors de sa juridiction.
Interrogé lors d'une conférence de presse à Bruxelles sur les allégations de possibles tortures contre le militant palestino-espagnol et brésilien Thiago Ávila, El Anouni s'est limité à rappeler que la protection consulaire relève de la responsabilité des États membres de l'Union européenne, et en l'occurrence de l'Espagne.
Bien entendu, il a précisé que « la Haute Représentante est en contact avec son interlocuteur, le ministère espagnol des Affaires étrangères et avec le ministre Albares », dont le département a précisé que c'est le chef de la diplomatie espagnole qui a contacté son homologue de l'Union européenne.
Le gouvernement espagnol a exigé qu'Israël « libère immédiatement » Saif Abukeshek, considérant qu'il est « illégalement détenu ». Lui et son coéquipier brésilien Thiago de Ávila resteront sous la garde des forces de sécurité israéliennes jusqu'à mardi, a déterminé dimanche un tribunal de la ville israélienne d'Ashkelon.
La semaine dernière déjà, l'Union européenne a demandé à Israël de respecter la liberté de navigation et le droit international après l'arrestation jeudi matin d'environ 175 militants qui se trouvaient à bord des navires de la flottille Global Sumud dans les eaux internationales au sud de la Grèce, à environ mille kilomètres des côtes de la bande de Gaza et d'Israël.
El Anouni a ensuite réitéré que bien que l'Union européenne partage l'objectif de la flottille de fournir une aide essentielle à la population, elle déconseille aux participants de le faire car « ils mettent leur sécurité en danger ».