Imbroda (PP) refuse d'assimiler Gibraltar à Melilla après l'accord de clôture : « Gibraltar est une colonie, Melilla ne l'est pas »


Le président de la Ville autonome de Melilla et du Parti populaire (PP) régional, Juan José Imbroda, tient un tableau offert par le patrouilleur « Isla Pinto ».

– GOUVERNEMENT DE MELILLA

MELILLA 23 juillet (EUROPA PRESS) –

Le président de la Ville autonome de Melilla et du Parti populaire (PP) régional, Juan José Imbroda, a rejeté toute tentative d'assimiler la situation de Gibraltar à celle de Melilla suite à l'accord conclu entre l'Espagne, l'Union européenne, le Royaume-Uni et Gibraltar pour la disparition de la barrière frontalière du Rocher. « Gibraltar est une colonie, Melilla ne l'est pas », a-t-il souligné.

Imbroda, confronté à certaines déclarations de partis non représentés à l'Assemblée et d'une association religieuse qui demandaient de profiter de la démolition d'une clôture pour trouver un nouveau modèle aux frontières de Ceuta et Melilla avec le Maroc, a critiqué ceux qui établissent des parallèles entre les deux territoires, les qualifiant de « complètement idiots ».

Le leader populaire a défendu que Gibraltar est « une colonie reconnue par le monde entier et par l'ONU », une condition qui, a-t-il rappelé, est également reconnue par le Royaume-Uni lui-même. Face à cela, il a souligné que Melilla fait partie de l'Espagne et que « quand une personne naît ici dans la ville, elle est espagnole », contrairement à ce qui se passe, comme il l'a expliqué, pour ceux qui sont nés à Gibraltar.

De même, il a fait allusion au Traité d'Utrecht de 1713 pour affirmer que la situation juridique du Rocher est « complètement différente » de celle de Melilla et a critiqué le fait que certaines voix parlent de l'accord sur Gibraltar « sans avoir la moindre idée de ce qu'elles disent ».

Imbroda a également exprimé sa crainte que le débat puisse générer des interprétations qui, à son avis, seraient préjudiciables à la ville. En ce sens, il a prévenu qu'il ne voulait pas que « tombe cette petite graine » qui pourrait laisser penser que le modèle convenu pour Gibraltar constitue un précédent applicable à Melilla.

Le président de la Ville autonome a également indiqué que les termes définitifs de l'accord sont encore inconnus, rappelant qu'il n'a pas encore été débattu au Congrès des députés.

Au cours de son discours, Imbroda a profité de l'occasion pour réitérer la position du gouvernement de Melilla concernant l'avenir de la ville, rejetant toute approche impliquant des formules de souveraineté partagée ou d'économie partagée.

« Non à une zone de souveraineté partagée. Non à une zone d'économie partagée », a souligné le leader populaire, qui a assuré que l'Exécutif local resterait ferme contre toute proposition qui, à son avis, pourrait altérer le statut de Melilla ou générer de la confusion sur sa pleine intégration à l'Espagne.