Feijóo demande à Sánchez et à l'UE que l'accord du Mercosur n'entre pas en vigueur s'il n'y a pas de garanties pour les campagnes espagnoles


Dossier – Le président du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo, lors d'une conférence de presse, au siège du PP à Génova, le 12 juin 2025, à Madrid (Espagne).

– Fernando Sánchez – Europa Press – Archives

MADRID, 22 janvier (EUROPA PRESS) –

Le leader du PP, Alberto Núñez Feijóo, a demandé au gouvernement de Pedro Sánchez et à la Commission européenne que l'accord du Mercosur n'entre pas en vigueur s'il n'y a pas « la pleine certitude » que les « garanties dont les campagnes espagnoles ont besoin » seront approuvées.

Dans un message sur le réseau social « X », recueilli par Europa Press, Feijóo a déclaré comprendre que la situation géostratégique rendait opportune la formalisation de cette alliance entre l'UE et l'Amérique latine, mais il a indiqué que la position du PP « n'a pas changé ».

LES GARANTIES DEMANDÉES PAR LE PP

Ainsi, a-t-il expliqué, l'entrée en vigueur du Mercosur ne pourra avoir lieu qu'une fois « qu'une procédure sera approuvée pour que les clauses de protection soient automatiques » ; « le renforcement des contrôles aux frontières » ; et « la réduction des exigences actuelles imposées aux agriculteurs par l'Europe et le gouvernement central ».

Feijóo a assuré que Vox, BNG et les indépendantistes ont « compliqué » l'approbation de ces garanties ce mercredi. « Et c'est une erreur. Mais sans eux, le PP ne peut pas soutenir l'approbation provisoire du traité. Pas comme ça », a-t-il ajouté.

Pour toutes ces raisons, le chef de l'opposition a « demandé formellement au gouvernement espagnol et à la Commission de ne pas entrer en vigueur le Mercosur tant qu'il n'y aura pas la certitude totale que les garanties nécessaires aux campagnes espagnoles seront approuvées ».

AYUSO DEMANDE AUSSI DE NE PAS L'ACTIVER SANS PROTÉGER LE CHAMP ESPAGNOL

Par ailleurs, la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, a demandé jeudi à la Commission européenne de ne pas activer l'accord avec le Mercosur tant que « la protection » des agriculteurs et des agriculteurs espagnols ne sera pas garantie.

Les députés européens de Vox et de partis de gauche espagnols comme Sumar, ERC et BNG ont soutenu mercredi à Bruxelles la proposition de dénoncer l'accord UE-Mercosur devant la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE), ce qui retardera son traitement, tandis que ceux du PP, du PSOE, du PNV et les deux élus de la liste Se Acabó La Fiesta (SALF) dirigée par Alvise ont voté contre cette initiative au Parlement. Européen.

La proposition de demander un avis juridique sur le traité à la Haute Cour européenne, formulée par des groupes de gauche en réponse aux doutes sur la compatibilité du droit communautaire, a été adoptée avec une différence de dix voix seulement.

En pratique, cette résolution implique la suspension du processus de ratification du pacte, mais pas nécessairement son application provisoire, qui dépend de la Commission européenne.