– Kike Rincón – Europa Press – Archives
NICOSIE, 24 avril (de l'envoyée spéciale d'EUROPA PRESS, Laura García Martínez) –
Le président du Conseil européen, António Costa, a profité ce vendredi du fait que l'Union européenne n'est pas l'OTAN pour éviter de réagir à la fuite d'un rapport du Pentagone qui propose des sanctions contre les alliés qui ne veulent pas coopérer avec les opérations promues par Washington, par exemple en suspendant l'Espagne comme membre de l'Alliance atlantique.
« Nous avons notre siège dans la même ville que l'OTAN, mais nous sommes une institution indépendante. Nous coopérons avec l'OTAN, mais nous ne discutons pas de ses affaires intérieures », a conclu Costa lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet des dirigeants de l'UE tenu à Nicosie. Ni la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ni le président de Chypre, Nikos Christodoulides, qui a accompagné Costa devant la presse, n'ont voulu prendre la parole pour répondre à la question.
Ainsi, Costa a profité de l'occasion pour faire référence à la clause européenne de défense mutuelle incluse dans le Traité de l'UE dans son article 42.7 et qui prévoit l'obligation des États membres de venir en aide à un autre partenaire s'il est menacé par une force extérieure.
Ce mécanisme, qui n'a été activé qu'une seule fois dans le passé, par la France après les attentats de 2015, établit dans ses articles une « obligation ferme » – comme l'a décrit Von der Leyen – quant au fait que les pays de l'UE doivent réagir si l'un de ses membres ne l'active pas.
Cependant, les capitales semblent avoir plus de doutes quant au plan opérationnel pour rendre efficace son développement et définir la manière dont les partenaires devraient apporter leur soutien, c'est pourquoi les chefs d'État et de gouvernement de l'UE ont chargé la Commission européenne de présenter dans un proche avenir une proposition détaillée sur ces étapes.