Bruxelles veut des lois plus sévères contre les mafias qui trafiquent des migrants

BRUXELLES, 28 novembre (EUROPA PRESS) –

La Commission européenne a demandé mardi de durcir la législation contre les mafias qui trafiquent des migrants, pour laquelle elle a exigé une définition claire du délit de trafic pour poursuivre ceux qui s’enrichissent avec des itinéraires illégaux et des peines d’au moins 15 ans de prison pour la plupart. des cas graves qui se terminent par la mort de ceux qui tentent de rejoindre l’Union européenne.

« Il s’agit de mettre l’accent là où il faut : punir les mafias, jamais les migrants », a déclaré la commissaire à l’Intérieur Ylva Johansson lors d’une conférence de presse à Bruxelles, expliquant certaines des clés de la proposition qui a été présentée coïncidant avec le premier appel de l’« Alliance mondiale contre la traite des êtres humains ».

Bruxelles veut améliorer le cadre réglementaire de l’Union européenne pour avoir des normes minimales communes à la fois pour empêcher le transit illégal de personnes et pour contrecarrer l’activité des mafias qui facilitent le transit irrégulier et le séjour sur le sol communautaire.

Dans ce contexte, les services communautaires préconisent d’harmoniser les sanctions contre les formes les plus graves de trafic de migrants afin que les peines maximales pour les cas où une activité illégale entraîne la mort de migrants soient augmentées de 8 à au moins 15 ans.

À cette fin, il met également en garde contre la nécessité de définir plus clairement le délit de contrebande qui génère des avantages économiques ou matériels, ainsi que les cas où cette activité présente une forte probabilité de causer un préjudice grave à une personne. Les publicités sur les réseaux sociaux et autres plateformes encourageant l’entrée illégale dans l’Union européenne devraient également être considérées comme un délit, selon la proposition de l’exécutif communautaire.

Un autre élément clé est la compétence des États membres dans lesquels les navires ou les avions utilisés pour emprunter la route illégale ont été immatriculés dans des situations en haute mer, ainsi que pour les délits commis par des entités juridiques opérant dans l’UE.

Bruxelles précise sur ce point que l’objectif est d’attaquer les mafias et donc des activités telles que l’aide humanitaire des ONG, qui ont l’obligation légale de rechercher et de sauver en haute mer, ni l’aide apportée par des membres de la famille ou d’autres migrants ne devraient pas être criminalisé. .

Les moyens et ressources disponibles doivent également être renforcés pour que les autorités nationales puissent lutter contre les mafias, en plus de promouvoir la collecte et l’échange de données.