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BRUXELLES, 17 septembre (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne a répondu à la dernière menace du président américain d'imposer de nouveaux droits de douane sur les importations européennes si l'UE créait un statut spécial de « membre associé » pour le Canada – comme Ursula von der Leyen l'avait demandé la veille – « ne va à l'encontre de personne d'autre ».
« Comme notre président l'a clairement indiqué mercredi, la proposition visant à renforcer notre association avec le Canada ne va à l'encontre de personne, mais recherche plutôt notre force commune », a déclaré le porte-parole de l'Exécutif communautaire, Olof Gill.
Le chef de l'Exécutif communautaire a préconisé, dans un discours prononcé mercredi devant la séance plénière du Parlement européen, de proposer au Canada de devenir « le premier membre associé de l'UE », même si Von der Leyen n'a pas donné plus de détails sur ce que serait l'architecture d'un tel statut, dont l'annonce a provoqué la stupeur dans les capitales européennes.
L'initiative, selon l'une de ces sources, « n'a pas été coordonnée auparavant » avec les États membres, tandis que d'autres soulignent qu'il faudra encore discuter de ce que serait exactement ce nouveau format de relations avec Ottawa et même comment il devrait s'appeler exactement.
Dans ce contexte, le président des États-Unis a réagi quelques heures plus tard en menaçant d'imposer « des tarifs douaniers très sérieux ou d'arrêter le commerce avec l'Europe » si l'offre de Von der Leyen à Ottawa était faite, la considérant comme un « acte hostile » envers les États-Unis.
Ainsi, Trump a insisté sur le fait qu’il imposerait des taxes « très sévères » à l’UE, mais a précisé qu’il ne prendrait cette décision que si Bruxelles procédait « avec de mauvaises intentions ». « Si c'est avec une bonne intention, c'est très bien », a-t-il ajouté, sans préciser ce qu'il entendrait par bonne ou mauvaise intention.