Bruxelles 28 juillet (Europa Press) –
La Commission européenne a proposé lundi la suspension partielle d'Israël du programme européen des sciences et de la recherche Horizon, en représailles pour la détérioration continue de la crise humanitaire à Gaza, malgré l'accord signé avec l'Union européenne il y a quelques semaines pour améliorer l'accès à la bande.
Plus précisément, la mesure proposée par les commissaires Colegio de fait spécifiquement référence à la suspension des entités établies en Israël dans des activités financées dans le cadre de l'accélérateur du Conseil européen de l'innovation (EIC), donc elle aurait un impact principalement sur les fonds qui vont s'arrêter aux start-ups, également pour un usage civil et militaire, mais n'impliquant pas complètement la coopération d'Israel dans le cadre de Horzon.
La suspension est limitée à ce domaine et réversible en fonction de l'évolution de la situation dans le domaine, explique la Commission européenne, qui insiste sur le fait que cette étape n'aurait pas d'impact sur la collaboration avec les universités et les chercheurs israéliens dans le cadre des projets de collaboration Horizon.
Maintenant, la proposition de Bruxelles devra être approuvée par une majorité qualifiée des États membres de l'UE, qui tiendra une première réunion ce mardi au niveau des ambassadeurs avec ce problème sur la table.
L'exécutif européen justifie cette étape dans le contexte de l'examen de l'article 2 de l'accord d'association avec Israël, un exercice dans lequel l'UE a conclu que l'armée hébraïque avait violé plusieurs droits de l'homme dans son offensive dans la bande. « Le respect de ces obligations constitue une partie essentielle de la coopération entre l'UE et Israël en vertu de l'accord, notamment la coopération scientifique bilatérale et technologique entre les deux parties », a-t-il souligné dans un communiqué.
Demande de 27 pour Bruxelles pour activer les mesures
L'Union européenne est confirmée que la «situation grave» humanitaire persiste dans la bande de Gaza, où moins d'une centaine de camions sont entrés en moyenne pour fournir une aide humanitaire, de la nourriture et des médicaments, de l'accord signé avec Israël il y a deux semaines pour améliorer considérablement l'accès humanitaire.
Dans leur première évaluation devant les États membres la semaine dernière, la Commission européenne et le service d'action étrangère de l'UE ont indiqué que plus d'un millier de camions entraient dans la bande de l'accord avec Israël, des sources diplomatiques indiquaient à Europa Press, qui part dans moins d'une centaine de camions qui sont entrés en moyenne par jour dans la bande.
Lors de cette réunion, les ambassadeurs des 27 ont demandé à la Commission européenne de présenter des mesures concrètes pour surveiller le tambour des options présentées en juin pour sanctionner Israël. Environ une douzaine de pays, ils ont fait cette étape à Bruxelles, dirigés par l'Espagne, l'Irlande, la France et la Suède, tandis que l'Allemagne, l'Italie ou la Hongrie défendent pour préserver les canaux de communication, bien que dans les derniers jours au chancelier allemand, Friedrich Merz, ait soulevé le ton contre l'exécutif de Benjamin Netanyahu.