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BRUXELLES, 27 mars (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne a annoncé ce vendredi l'ouverture d'un dossier de sanctions contre l'Espagne pour le retard dans la transposition dans la législation nationale du cadre sur la preuve numérique, qui offre aux autorités nationales un canal fiable pour obtenir des preuves électroniques auprès de prestataires de services de l'UE, même si leur siège est situé dans un pays tiers.
En vertu de cette directive, que les pays avaient jusqu'en février dernier pour transposer dans leur législation, tous les prestataires de services fournissant des services dans l'Union doivent désigner un représentant légal ou un établissement désigné pour recevoir, remplir et exécuter les demandes de preuves électroniques émanant des autorités répressives.
La procédure d'infraction débute par l'envoi d'une lettre de mise en demeure par laquelle l'Exécutif communautaire ouvre un délai de deux mois à l'État membre défaillant pour prendre les mesures nécessaires pour se mettre à jour avec la législation communautaire.
S'ils ne le font pas, les services communautaires pourront céder la place à la deuxième phase du processus – l'envoi d'un avis motivé – qui donne un nouveau délai de plusieurs mois pour le dialogue avant d'aborder la troisième et dernière phase, qui permet à Bruxelles de dénoncer le pays devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE).