Bruxelles mène un exercice à l'échelle européenne pour tester sa réponse aux cyberattaques contre les trains et les navires


Dossier – Trains stationnés à la gare Madrid-Puerta de Atocha-Almudena Grandes, le 15 janvier 2026, à Madrid (Espagne).

– Fernando Sánchez – Europa Press – Archives

BRUXELLES, 11 juin (EUROPA PRESS) –

L'Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité (Enisa) a réalisé une simulation à l'échelle européenne pour tester la réponse communautaire aux cyberattaques contre les infrastructures ferroviaires et maritimes, dont les résultats serviront à intégrer la gestion des cyber-crises face aux urgences du bloc communautaire.

L'exercice, baptisé « Cyber ​​Europe 2026 » et organisé les 10 et 11 juin, a réuni plus de 5 000 experts des secteurs public et privé, des institutions de l'UE et des pays partenaires – le Royaume-Uni, la Norvège, la Suisse et l'Ukraine – pour simuler une cyberattaque susceptible de provoquer de graves perturbations opérationnelles des réseaux de transport européens.

La vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, Henna Virkkunen, a averti que « lorsque des ports ou des réseaux ferroviaires sont attaqués, les effets peuvent aller bien au-delà des transports et perturber le commerce, la mobilité militaire et la réponse aux crises ». C'est pourquoi elle a souligné la nécessité pour l'Europe d'être en mesure d'agir.

« Alors que les menaces hybrides brouillent la frontière entre infrastructures civiles et militaires, la préparation n'est pas facultative. Les cybermenaces traversent les frontières en quelques secondes. L'Europe doit être capable d'agir tout aussi rapidement, aux côtés de ses partenaires les plus proches », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les leçons tirées de la simulation, a expliqué l'exécutif communautaire, « contribueront à consolider » le plan de l'UE contre les cyberattaques et à intégrer la gestion des cyber-crises dans « des cadres plus larges de préparation et de réponse » aux urgences sur le territoire communautaire.