Albares rencontre ce jeudi des hommes d'affaires de Campo de Gibraltar pour discuter de l'accord sur Gibraltar


Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, dans une image d'archive.

– Ricardo Rubio – Europa Press

ALGECIRAS (CADIX), 23 (EUROPA PRESS)

Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, se rendra jeudi à Campo de Gibraltar pour tenir une réunion technique et de travail avec différents agents de la zone dans le but de détailler les détails de l'accord sur Gibraltar et d'analyser son impact direct sur le tissu économique et social de la zone.

Il convient de rappeler que ce même mercredi, le ministre a rencontré le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo, afin d'aborder les préparatifs pour l'entrée en vigueur de l'accord conclu entre l'UE et le Royaume-Uni sur le Rocher, prévue, en principe, pour le 15 juillet prochain.

Bien qu'Albares et Picardo aient participé tout au long du processus de négociation de l'accord qui régira les relations de Gibraltar avec l'UE après le Brexit, la vérité est qu'il n'est pas très courant que des contacts aient lieu entre le ministre des Affaires étrangères et le ministre en chef de Gibraltar.

Ce jeudi a eu lieu après que Vingt-sept ont soutenu à l'unanimité la signature et l'application provisoire de l'accord le 1er avril, ouvrant ainsi la voie à son entrée en vigueur le 15 juillet, trois mois après le calendrier initialement prévu par Bruxelles et Londres, qui étaient convaincus que tout pourrait être prêt avant le 10 avril, date à laquelle le nouveau système d'entrée européen (EES) commencerait à être appliqué aux frontières européennes.

L'élément principal de l'accord est la suppression de la barrière, puisque les contrôles seront effectués par la Police Nationale à l'aéroport et au port de Peñón, en vue de garantir les règles de l'espace Schengen. En outre, sont également prévus l'utilisation partagée de l'aéroport, une union douanière entre le Rocher et l'UE et l'introduction par Gibraltar d'un impôt indirect, similaire à la TVA, afin de mettre fin aux distorsions fiscales, entre autres.