Albares défend le fait que l'UE déclare les Gardiens de la Révolution terroristes en réponse à « la répression » de l'Iran


Dossier – Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, lors d'une conférence de presse, au siège de la Commission européenne, le 11 juin 2025, à Bruxelles (Belgique).

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BRUXELLES, 29 janvier (EUROPA PRESS) –

Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a défendu la déclaration par les Vingt-Sept des Gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste et l'imposition de « toute autre sanction » contre Téhéran en réponse à la « répression aveugle et aveugle » contre sa population.

Dans des déclarations aux médias avant d'assister à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE qui se tient ce jeudi à Bruxelles, le ministre a assuré que notre pays soutient cette déclaration et qu'il n'est pas nécessaire de « calibrer » les conséquences possibles, car l'Union européenne doit « utiliser tous ses instruments » pour mettre fin à la répression.

« Je le dis depuis longtemps, ces derniers jours je l'ai dit très clairement, l'Espagne soutient actuellement toutes les sanctions contre l'Iran et soutient (…) celles qui font référence à l'inclusion des Gardiens de la Révolution sur la liste des groupes terroristes », a-t-il indiqué.

Albares a justifié le soutien du gouvernement à cette déclaration comme une réponse à « la répression insensée du régime iranien envers ses propres citoyens » et comme « une obligation » de l'Union européenne d'utiliser « tous les instruments » à sa disposition pour soutenir les Iraniens qui ont manifesté « courageusement » dans les rues d'Iran.

Interrogé s'il craignait que cette déclaration puisse avoir des conséquences, comme la rupture totale des relations avec l'Iran, le chef de la diplomatie espagnole a répondu qu'il n'y avait « rien à calibrer » quand on voit « la situation en Iran » et qu'une « répression aveugle et indiscriminée », avec des « détentions arbitraires » et une situation « terriblement » inquiétante pour les femmes.

« Et c'est pourquoi j'ai été clair dès le premier instant que c'était la voie à suivre, car ce sont les instruments dont dispose l'Union européenne », a conclu le ministre des Affaires étrangères.

Les ministres des Affaires étrangères des 27 États membres de l'Union européenne se réunissent ce jeudi à Bruxelles pour discuter, entre autres, de la mise en œuvre de nouvelles sanctions contre l'Iran, une mesure qui fait consensus ces derniers jours et qui nécessitera l'unanimité pour être approuvée.