– PHILIPPE STIRNWEISS – Archives
BRUXELLES, 21 octobre (EUROPA PRESS) –
Ce mercredi, les autorités françaises ont procédé à des perquisitions dans plusieurs bureaux du siège du Parlement européen à Strasbourg (France) d'anciens collaborateurs du parti disparu Identité et Démocratie, le groupe qui représentait jusqu'à la dernière législature l'extrême droite de la française Marine Le Pen (Rassemblement National) et de l'Italien Matteo Salvini (La Ligue).
Les enquêtes font partie de l'enquête ouverte par le Parquet européen (EPPO) pour l'utilisation frauduleuse présumée de 4,3 millions d'euros au cours de la législature 2019-2024 ; une affaire pour laquelle le Parquet européen a mené plusieurs recherches en juillet dernier dans plusieurs pays européens, dont l'Espagne et la France.
Les faits ont été révélés précisément par un député européen du Groupe National, Jean-Paul Garraud, qui, à travers les réseaux sociaux, s'est plaint que tandis que « les rues de France sombrent dans le chaos », « la priorité des pouvoirs publics » est celle de cette enquête.
« Depuis ce matin, des perquisitions sont en cours au sein du Parlement européen à Strasbourg, où nous nous trouvons, dans les bureaux de collaborateurs de l'ancien groupe ID, aujourd'hui dissous, dont faisait partie le Groupe National », a indiqué l'eurodéputé français.
Entre-temps, le groupe au Parlement européen dans lequel le parti de Le Pen est désormais intégré, les Patriotes pour l'Europe, a publié une déclaration pour se distancier de la fraude faisant l'objet d'une enquête, même si les dossiers affectent certains de ses « bureaux administratifs à Strasbourg et à Bruxelles ».
Ainsi, ils soulignent que les irrégularités alléguées sont liées à une plainte du groupe dissous depuis 2024 et qu' »il n'y a pas de continuité juridique » d'ID dans le groupe Patriotas, cette dernière marque « n'est donc pas impliquée dans les enquêtes en cours ».