-JOHANNA LEGUERRE
BRUXELLES, 23 septembre (EUROPA PRESS) –
L'Union européenne et une cinquantaine de pays ont appelé mercredi la Russie à accepter un cessez-le-feu « complet, immédiat et inconditionnel » en Ukraine et à mettre un terme à ses attaques en mer Noire, qui « menacent » les exportations ukrainiennes de céréales et la sécurité alimentaire mondiale.
Dans une déclaration commune devant la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, tenue dans le cadre de la 81e Assemblée générale de l'ONU, 51 pays, parmi lesquels des États membres de l'UE, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, le Japon et la Corée du Sud, ont réaffirmé leur soutien à l'Ukraine face à l'invasion russe et ont demandé à Moscou de prendre des mesures pour avancer vers des négociations de paix.
« Depuis mars 2025, l'Ukraine a accepté un cessez-le-feu complet, immédiat et inconditionnel. Nous appelons la Russie à faire enfin de même, étape nécessaire vers une diplomatie et des négociations significatives », peut-on lire dans le communiqué, lu par la haute représentante de l'UE pour la politique étrangère, Kaja Kallas, en compagnie du ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andri Sibiga, et du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
Les signataires ont également exprimé leur « profonde préoccupation » face à l'escalade des attaques russes contre des civils et des infrastructures civiles dans toute l'Ukraine, qui, comme ils l'ont rappelé en citant des données des Nations Unies, ont fait un nombre record de victimes ces derniers mois.
Dans la déclaration – signée également par des pays comme Israël, le Honduras, le Costa Rica, le Panama, la Géorgie et la Moldavie – l'accent a été mis sur les attaques en mer Noire et la Russie a été accusée de tenter d' »étouffer » les exportations de céréales ukrainiennes, mettant ainsi en danger la sécurité alimentaire mondiale.
C’est pourquoi ils ont soutenu les efforts visant à parvenir à un accord dans la mer Noire garantissant la liberté de navigation et ont appelé à la protection à la fois du transport maritime commercial et des infrastructures critiques.
Les pays signataires ont également exigé de la Russie le retour « immédiat, sûr et inconditionnel » vers l'Ukraine de tous les civils détenus, transférés de force ou déportés, y compris les enfants, ainsi que le retour de tous les prisonniers de guerre, mesures qu'ils estiment nécessaires pour générer la confiance pour les négociations futures.
« L'Ukraine veut la paix. Nous voulons la paix. La Russie doit mettre un terme à son agression. La Russie doit accepter un cessez-le-feu et participer de manière significative aux négociations en vue d'une paix globale, juste et durable, conformément au droit international », a souligné Sibiga.