EH Bildu critique une Europe « sans direction » et « alignée sur l'international réactionnaire » après la crise de Ceuta


Dossier – EH Bildu, député européen Pernando Barrena.

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PAMPELUNE, 5 septembre (EUROPA PRESS) –

Le député européen EH Bildu, Pernando Barrena, a critiqué le fait que l'Union européenne « continue de détourner le regard » après l'entrée massive survenue à Ceuta et a déploré que « nous voyons une Europe sans direction et de plus en plus alignée sur une internationale réactionnaire ».

À travers une vidéo envoyée par la coalition Abertzale, Barrena a manifesté sa préoccupation « par rapport à la grave situation que l'on vit à Ceuta », pour assurer que « ce qui s'est passé n'est pas un événement isolé, c'est un autre exemple d'une crise migratoire qui se répète aux frontières extérieures de l'Union européenne ».

L'eurodéputé a déclaré que « le pacte européen sur la migration et l'asile n'a pas apporté de réponses à cette réalité » et a critiqué le fait que « l'Europe continue de détourner le regard, en externalisant ses frontières au lieu de garantir les droits des migrants et de s'attaquer aux causes profondes ».

De même, il s'en prend à un « modèle néolibéral » qui « a démontré ses limites et son échec. Il génère des inégalités, approfondit les différences entre les territoires et les personnes et condamne ainsi des millions de personnes à un monde de chances profondément inégales ».

Face à cela, il a revendiqué « le droit de tous à développer une vie digne dans leur lieu d'origine. Personne ne devrait être contraint de quitter son foyer à cause de la pauvreté, de la guerre, des persécutions ou du manque d'opportunités ».

Pernando Barrena a déploré que « nous voyons une Europe sans direction et de plus en plus alignée sur une internationale réactionnaire. Une Europe incapable de défendre ses propres valeurs et de tenir tête à ceux qui utilisent les frontières et la migration comme instruments de pression politique et de guerre hybride ».

Pour l'eurodéputé EH Bildu, le Maroc « est un exemple clair, il utilise la migration et les frontières pour faire pression sur l'Union européenne alors que l'Europe maintient une politique de concessions et d'apaisement ». « Au cours des cinq dernières années, le Maroc a reçu environ 8 milliards d'euros de subventions et de prêts européens », a-t-il souligné.

C'est pour cette raison qu'il a défendu que « l'Europe ne peut pas continuer à externaliser ses responsabilités ou à permettre que les migrants soient utilisés comme monnaie d'échange ». Et il a réclamé « une autre Europe » qui « donne la priorité aux droits de l’homme, qui s’attaque aux causes de la migration et qui s’engage en faveur d’un modèle économique juste et solidaire qui garantisse une vie digne à tous ».