Moreno défendra l'inclusion de Ceuta dans cet organe européen du Comité des régions

Le président du Conseil d'Andalousie, Juanma Moreno (d) et le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas (i), lors de la réunion qu'ils ont tenue aujourd'hui. Le 20 août 2026 à Ceuta (Espagne).


Le président du Conseil d'Andalousie, Juanma Moreno (d) et le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas (i), lors de la réunion qu'ils ont tenue aujourd'hui. Le 20 août 2026 à Ceuta (Espagne).

– Gabriela Sardá Nuñez – Europa Press

CEUTA 20 août (EUROPA PRESS) –

La présidente du Conseil d'Andalousie, Juanma Moreno, s'est engagée ce jeudi à défendre, en tant que vice-présidente du Comité des régions, que Ceuta « soit présente dans cette instance de l'UE ». C'est ainsi que Moreno a formalisé son engagement auprès du président de la ville autonome de Ceuta, Juan Vivas, avec qui il a eu un entretien.

Lors de sa comparution à la fin de la réunion, Moreno a défendu que « à partir de septembre, Ceuta doit être au cœur de l'Europe » car ce qui s'est passé fin juillet – avec une « invasion » de milliers de migrants – « ne peut être toléré ». « Le territoire européen qu'est Ceuta a été violé. Cette violation des frontières européennes ne peut être tolérée », a-t-il ajouté.

Face à cette réalité, le président andalou a souligné qu'il exigerait de l'UE l'attention que « Ceuta mérite », car « l'affaire est très grave » et nécessite donc une réponse « forte et intelligente ». En effet, et par rapport à la réponse offerte par le gouvernement de Pedro Sánchez, Juanma Moreno a demandé des « explications » sur deux questions spécifiques : pourquoi il n'a pas activé la demande d'aide économique de Bruxelles et les mécanismes de Frontex.

« Je suis surpris. Qui ne veut pas s'en soucier ? » a demandé le président andalou, qui a assuré que « des collègues européens m'ont appelé » parce qu'ils ne comprennent pas « comment cela s'est produit ». « Est-ce que tous les services secrets le savaient et pas l'Espagne ? » se demanda-t-il encore. « On ne peut pas véhiculer une image de faiblesse aux frontières. C'est une erreur très grave. Les vides de pouvoir ont tendance à toujours être comblés », a affirmé Moreno.

Ce sur quoi Juanma Moreno s'est mis d'accord avec le gouvernement, c'est que « toutes les personnes » entrées irrégulièrement à Ceuta fin juillet « doivent retourner au Maroc ». « J'y souscris. Je suis d'accord », a souligné le président andalou, qui a déclaré : « Il n'y a pas d'autre objectif ». Ainsi, il a exigé du gouvernement « toutes les ressources et tous les intérêts pour que dans les plus brefs délais, ils reviennent au Maroc » afin que « la vie à Ceuta ne continue pas à être déformée ».