– Gabriela Sardá Nuñez – Europa Press
CEUTA 20 août (EUROPA PRESS) –
La présidente du Conseil d'Andalousie, Juanma Moreno, s'est engagée ce jeudi à défendre, en tant que vice-présidente du Comité des régions, que Ceuta « soit présente dans cette instance de l'UE ». C'est ainsi que Moreno a formalisé son engagement auprès du président de la ville autonome de Ceuta, Juan Vivas, avec qui il a eu un entretien.
Lors de sa comparution à la fin de la réunion, Moreno a défendu que « à partir de septembre, Ceuta doit être au cœur de l'Europe » car ce qui s'est passé fin juillet – avec une « invasion » de milliers de migrants – « ne peut être toléré ». « Le territoire européen qu'est Ceuta a été violé. Cette violation des frontières européennes ne peut être tolérée », a-t-il ajouté.
Face à cette réalité, le président andalou a souligné qu'il exigerait de l'UE l'attention que « Ceuta mérite », car « l'affaire est très grave » et nécessite donc une réponse « forte et intelligente ». En effet, et par rapport à la réponse offerte par le gouvernement de Pedro Sánchez, Juanma Moreno a demandé des « explications » sur deux questions spécifiques : pourquoi il n'a pas activé la demande d'aide économique de Bruxelles et les mécanismes de Frontex.
« Je suis surpris. Qui ne veut pas s'en soucier ? » a demandé le président andalou, qui a assuré que « des collègues européens m'ont appelé » parce qu'ils ne comprennent pas « comment cela s'est produit ». « Est-ce que tous les services secrets le savaient et pas l'Espagne ? » se demanda-t-il encore. « On ne peut pas véhiculer une image de faiblesse aux frontières. C'est une erreur très grave. Les vides de pouvoir ont tendance à toujours être comblés », a affirmé Moreno.
Ce sur quoi Juanma Moreno s'est mis d'accord avec le gouvernement, c'est que « toutes les personnes » entrées irrégulièrement à Ceuta fin juillet « doivent retourner au Maroc ». « J'y souscris. Je suis d'accord », a souligné le président andalou, qui a déclaré : « Il n'y a pas d'autre objectif ». Ainsi, il a exigé du gouvernement « toutes les ressources et tous les intérêts pour que dans les plus brefs délais, ils reviennent au Maroc » afin que « la vie à Ceuta ne continue pas à être déformée ».