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BRUXELLES, le 18 août (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne a précisé mardi qu'elle n'avait pas encore reçu du gouvernement espagnol la demande formelle d'activation d'une aide financière d'urgence destinée à gérer la crise migratoire à Ceuta, précisant que, pour le moment, il n'y a que des « contacts informels » en attendant que Madrid formalise sa demande.
C'est ce qu'a détaillé lors d'une conférence de presse depuis Bruxelles le porte-parole de la Commission de l'Intérieur, Markus Lammert, interrogé sur les déclarations de la ministre espagnole de la Migration, Elma Saiz, selon laquelle elle avait demandé un financement de l'UE au Fonds Asile, Migration et Intégration (FAMI) pour financer l'accueil et l'assistance des migrants restés à Ceuta.
« Nous travaillons avec les autorités espagnoles à ce sujet. Des contacts informels sont en cours sur la manière dont cela pourrait être proposé, mais l'Espagne doit présenter une demande officielle (…) nous attendons effectivement la demande des autorités espagnoles », a-t-il ajouté à propos d'un éventuel financement communautaire pour la gestion de la crise migratoire.
Après avoir rappelé que Bruxelles n'entretient pour l'instant que des « contacts informels » à propos de ces fonds, il a assuré que dès qu'il y aurait une « demande formelle », l'évaluation des besoins financiers serait prioritaire « afin d'être très rapide » et de remettre l'argent à l'Espagne le plus rapidement possible.
Lammert a également réitéré l'offre de l'Exécutif communautaire de déployer les ressources des agences européennes Frontex, Europol et de l'Agence de l'Union européenne pour l'asile (EUAA) « dans la mesure du possible », comme l'a rappelé lundi le commissaire européen à l'intérieur et à la migration, Magnus Brunner, au ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska.
« Notre offre est toujours valable pour aider davantage. Il appartiendra alors bien sûr à la partie espagnole de décider si elle la demandera si nécessaire. C'est ce que je peux dire en ce moment », a-t-il conclu.
RAPPORT AUX ÉTATS MEMBRES
Le porte-parole de la communauté a également annoncé que la Commission européenne partagerait avec le reste des États membres les données et conclusions recueillies lors de la mission de recherche que les services techniques de l'Exécutif communautaire ont réalisée à Ceuta la semaine dernière.
Au cours de cette visite technique, a détaillé Lammert, les envoyés bruxellois ont rencontré des représentants du gouvernement central, de l'administration locale et d'autres acteurs sur le terrain pour recueillir des informations de première main sur les besoins actuels de la ville autonome, surtout après avoir vérifié que « plusieurs milliers » de personnes en situation irrégulière y restent encore, parmi lesquelles un grand nombre de mineurs non accompagnés.
Dans ce sens, il a souligné que le commissaire à l'Intérieur, Magnus Brunner, est en contact constant avec les autorités de tous les partenaires communautaires pour transmettre des informations depuis Ceuta, y compris l'Italie, qui applique des contrôles aux voyageurs en provenance d'Espagne jusqu'à ce que « les risques diminuent » à Ceuta.
Parmi les travaux réalisés par la Commission, le porte-parole a souligné la lutte contre les réseaux criminels qui propagent la désinformation avec la fermeture de « plusieurs comptes liés au trafic d'êtres humains ».