L'UE célèbre l'abolition de la peine de mort au Liban comme un événement « historique »


Dossier – La haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, participe au sommet de l'UE, la réunion des chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne.

– Michael Kappeler/dpa – Archives

BRUXELLES, le 11 août (EUROPA PRESS) –

L'Union européenne a célébré mardi l'abolition de la peine de mort au Liban comme une « avancée significative » pour les droits de l'homme et a souligné le « puissant exemple » qu'elle donne au reste des pays du Moyen-Orient, en devenant la première de la région à éliminer la peine de mort pour tous les crimes.

« Cette législation historique représente une avancée importante pour les droits de l'homme dans le pays », a déclaré la haute représentante de l'UE pour la politique étrangère, Kaja Kallas, dans une déclaration au nom des Vingt-Sept, après que le Parlement libanais a approuvé mardi l'abolition de la peine capitale et son remplacement par la réclusion à perpétuité avec « des travaux forcés aggravés », tant pour ceux qui ont déjà été condamnés à mort que pour les peines futures.

L'UE a également qualifié de « réalisation importante » l'abolition de la peine de mort pour tous les crimes, y compris son application rétroactive, une mesure soutenue par le moratoire « de facto » sur les exécutions en vigueur depuis 2004 et qui, selon elle, reflète l'engagement du pays à « respecter, protéger et garantir le droit à la vie ».

UN « EXEMPLE PUISSANT » POUR LES AUTRES PAYS DU MOYEN-ORIENT

Le bloc a particulièrement apprécié le fait que le Liban soit devenu le premier pays du Moyen-Orient à abolir la peine capitale, une décision qui, selon lui, envoie un signal au reste des États de la région et contribue à la tendance internationale vers son élimination.

En ce sens, les Vingt-Sept ont exhorté tous les pays qui recourent encore à la peine capitale à mettre fin à son application et, d'ici là, à maintenir ou à introduire un moratoire sur les exécutions « dans un premier temps ». De même, ils ont demandé aux États qui envisagent de recouvrer cette peine de s'abstenir de prendre une telle décision « régressive ».

« L'UE se réjouit de continuer à coopérer étroitement avec le Liban dans la promotion et la protection des droits de l'homme, des libertés fondamentales et de l'État de droit, et réitère son ferme soutien au programme de réforme des autorités libanaises et son engagement en faveur de la consolidation de l'État et de la protection de ses citoyens », conclut le communiqué.